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Ce blog contient plus de 300 articles. Ils suivent l'actualité du dossier depuis plus de 3 ans. Utilisez le classement par thèmes ou par dates pour mieux comprendre le projet A154.

Mardi 30 janvier 2007 2 30 /01 /Jan /2007 12:06

RN 154 autoroutière :

un consensus... et des questions

Au-delà de l'accord général manifesté vendredi quant au statut autoroutier de la RN 154, l'interrogation demeure sur la traduction technique et les modalités financières. Le processus n'en est qu'à ces débuts.

Le principe d'une nationale 154 transmuée en autoroute a été entériné vendredi dernier 26 janvier lors d'une réunion entre représentants de l'État et des collectivités territoriales, à Chartres. Le désir d'en finir avec ce dossier récurrent et, de fait, les engagements de rapidité pris en ce sens (les objectifs annoncés sont courts : 2013/2014) expliquent le consensus sur le mode retenu, celui de l'autoroute concédée. Cependant, on sent encore les élus riverains de l'axe Nonancourt-Allaines évidemment soucieux de ne pas se laisser déposséder des enjeux locaux de ce dossier. Il s'agit de pouvoir à terme peser sur les choix techniques. Car au-delà de l'accord général, a peu près tout reste à faire.

 

« Nous serons extrêmement attentifs à la qualité de l'ouvrage qui sera réalisé, prévient Gérard Sourisseau, conseiller général de Brezolles, au sujet de l'évitement sud de Saint-Rémy-sur-Avre, entre Dreux et Nonancourt. Nous ne concevons ce projet qu'avec un échangeur à proximité de Nonancourt. » Mais rien n'est établi à ce jour sur cette question des échangeurs, «au nombre de huit », précise Marc Guerrini, conseiller général de Voves.

 

Face aux représentants de l'État et de l'Équipement vendredi, Jean-Paul Mallet, maire de Nogent-le-Roi, s'est interrogé également sur l'itinéraire de substitution, cette deux-voies réservée au cabotage local devant doubler l'autoroute, et d'ailleurs déjà visible dans le flanquement de l'actuelle express au nord de Chartres : « Les conditions d'accès à l'autoroute influeront sur la fréquentation latérale. Il ne faudrait pas récréer des difficultés de circulation sur la voie qui traverse les villages. » À Chartres, où cette autoroute équivaudra à une rocade Est, l'agglomération n'en étudie pas moins des liaisons interne

 

 

Contribution publique

 

Quand au régime tarifaire, en on ignore les modalités. Gratuité pour les usagers locaux, abonnement préférentiel ? Vendredi, les élus ne se sont pas vu fournir non plus d'hypothèses de recettes d'exploitation. On sait déjà, cependant, que ce projet de 700 millions d'euros devrait faire appel à la contribution publique (subvention d'équilibre), autour de 100 millions d'euros.

 

Autre prisme au travers duquel les élus, notamment les maires, qui n'étaient pas conviés à la réunion de vendredi, s'interrogent : les camions. «Nous en avons actuellement 2.500 par jour, rappelle Claude Gallet, Maire d'Allonnes. Mais nous avons les carrières et s'il nous en reste 500 à 600, c'est autant de trop ! » Claude Gallet qui attend, comme ses homologues de Prunay-le-Gillon et Ymonville, des aménagements prévus de longue date, financés ceux-là par le contrat État-région, avant d'être avalés ensuite par le grand ruban concédé

Benoît Broust.

 

Un objectif partagé

Albéric de Montgolfier président du conseil général :

"Les conditions que nous posions entendues "

Le conseil général fera encore partie des contributeurs publics à cette opération

Le conseil général a déjà contribué à hauteur de 19.600.000 euros au titre des plans État-région sans pour autant qu'on ait entrevu jusqu'ici des solutions définitives pour la RN 154.

 

Le principe de la concession semble faire l'unanimité. Je me réjouis que l'ensemble des collectivités se soient mises autour de la table. Nous y souscrivons également dans la mesure où on a entendu les conditions que nous posions préalablement : que cet axe fasse l'objet d'un traitement global d'Allaines à Nonencourt et non par petits bouts, qu'il y ait bien sûr des liaisons extérieures, comme avec la RN 12 par exemple et des délais accélérés de réalisation compte tenu du trafic que générera l'A19 au sud.

 

Mais pourquoi concéder des voies déjà existantes dont la réalisation a été portée par l'investissement public ?

Cela ne plaît pas à tout le monde. De telles concessions se font ailleurs en France, c'est le cas notamment dans les Landes. Il faut bien voir que le niveau de service est plus élevé sur une autoroute. Il est prévu des tarifs préférentiels pour les usagers du quotidien et des itinéraires parallèles interdits aux plus de 3,5 tonnes.

Du morcellement au tracé global Les 90 kilomètres de l'autoroute «A 154 » s

i tant est qu'on l'appelle comme cela - naîtront d'un assemblage pour le moins hybride, englobant des chaussées complètement neuves tels les évitements ouest de Dreux, est de Chartres et le raccordement des portions, qui au sud, auront vu le jour d'ici-là sous investissement public (plan État-région). Sans oublier, la voie express entre Chartres et Dreux, qui sera portée au gabarit proprement autoroutier.

 


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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 12:32

Nora Husson et l'autoroute A 154 :

 

 « Je milite pour la gratuité »

 

L'effet Ségolène Royal continue à influencer le comportement politique de Nora Husson. La conseillère municipale socialiste de Dreux a envie que ça bouge au sein de sa section et elle est bien décidée à prendre quelques libertés en s'exprimant sur les grands sujets d'actualité.

 

C'est dans cet état d'esprit qu'elle a décidé de prendre la parole sur le projet d'autoroute qui agite l'opinion depuis quelques semaines.

 

Pour Nora Husson, le projet d'autoroute est l'aboutissement « d'une politique morcelée, d'un manque de réflexion global sur l'ensemble d'un territoire ». Quoi qu'il en soit, la conseillère socialiste fait partie des « élus qui militent pour la gratuité de cette autoroute » pour les raisons qui ont été avancées par l'ensemble des opposants au projet : le refus de faire payer deux fois le contribuable automobiliste et la volonté d'empêcher le développement d'une circulation intensive dans les villages des axes secondaires. Nora Husson entend tirer des enseignements de ce cas exemplaire. « Encore une fois, on élabore un projet sans prendre en compte l'environnement humain, l'environnement économique et la préservation de la nature. Encore une fois, des techniciens tirent un trait sur un plan sans que l'on ait étudié de près les habitudes des gens, leur façon de circuler ». Encore un manque de démocratie participative !

 

 

V. B.

 

 


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Mardi 16 janvier 2007 2 16 /01 /Jan /2007 12:24

Gérard Hamel :

 

« C'est un pas en avant mais il y a du travail ! »

 

Gérard Hamel, le député-maire UMP de Dreux, ne le cache pas. Il est comme la plupart des élus favorables au projet d'autoroute présenté, hier, par le préfet.

 

Pour autant, il laisse entendre qu'il a l'intention de se battre sur les deux volets du projet qui sont sujets à cautions.

 

« L'acceptation du principe de l'autoroute est un pas en avant mais il y a du travail à faire ensuite. » Le principal intérêt du projet privé est d'accélérer considérablement la réalisation de l'infrastructure « mais je me battrai pour Garnay et pour éviter que les Drouais ne payent deux fois puisqu'ils ont déjà payé pour le doublement de la nationale 154 ».

 

En ce qui concerne Garnay, Gérard Hamel prétendait, hier, que « à un kilomètre près, on ne connaît pas encore le tracé exact. Et un kilomètre, ça peut tout changer pour Garnay. » Quant au problème du paiement d'un péage par les Drouais allant à Chartres ou les Chartrains allant à Dreux, Gérard Hamel n'a pas de recette miracle mais il ne veut pas en rester à ce simple état de fait.

 

V. B.

 


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Lundi 18 décembre 2006 1 18 /12 /Déc /2006 10:35

Une nouvelle autoroute entre Tours et Chartres ?

 

 

La réflexion est lancée par le gouvernement sur l'axe     Paris-Tours. Quatre options vont être proposées au débat public. Quel que soit le projet retenu, sa réalisation n'est pas envisagée avant l'horizon... 2025.

 Le trafic de transit, tous modes de transport confondus, va encore s'accroître dans la région Centre dans les années à venir, ce qui va rendre d'autant plus difficile le trafic local. De plus, dans moins de trois ans, l'autoroute A 19 (Courtenay-Artenay) déversera sur l'A 10 son flot de camions et de voitures venant de l'est de la France, d'Allemagne et du Nord-Est de l'Europe. Comment l'autoroute Paris-Orléans, déjà saturée certains jours (la circulation y a plus que doublé en vingt ans), absorbera-t-elle ce nouveau trafic ? Toutes les interrogations aboutissent à la même conclusion : le trafic autoroutier entre le sud de Paris et le nord de la région Centre doit être repensé, et de nouveaux équipements sont nécessaires.

 C'est pourquoi le préfet de la région Centre, Jean-Michel Bérard, vient d'engager un processus devant conduire à une réflexion concertée entre les différents acteurs : l'État, les collectivités, les milieux économiques et, plus généralement l'ensemble des utilisateurs.

Pour préparer ce débat public, la direction régionale de l'Équipement du Centre a élaboré quatre scénarios pour ce qu'elle appelle le « corridor Ile-de-France-Tours ». Le scénario 4, celui qui résoudrait le maximum de problèmes mais également le plus onéreux, se traduit par la création d'une nouvelle autoroute entre Tours et Saint-Arnoult-en-Yvelines, traversant tout le sud-est de l'Eure-et-Loir ! Mais ce scénario n'est pas spécialement privilégié par le conseil général du département, dont la voix sera prépondérante (lire ci-dessous). Une mise à deux fois deux voies de la RN 10 permettrait de faire face au surcroît de trafic de transit tout en privilégiant le développement local.

 Ces deux solutions (options 3 ou 4) permettraient toutefois qu'Orléans ne soit plus le point de passage naturel entre l'Eure-et-Loir et la Touraine.

 

 

 Un contournement autoroutier d'Orléans ?

 La réflexion est désormais lancée. Elle devra conduire à un large débat, puis à une décision du gouvernement, lequel devra choisir la meilleure solution dans « une stratégie nationale de développement durable » et décider de la répartition entre financement public et investissement privé, par le biais de concessions autoroutières.

 Il reste que, si l'autoroute A 19 arrivera bien à Artenay dans moins de trois ans, le schéma dont la réflexion s'amorce aujourd'hui ne doit être concrétisé qu'à l'horizon 2025. Le trafic routier sur l'A 10 n'est pas prêt de se calmer.

 Claude Gagnepain et Carole Tribout.

 

 

 

  Trafic actuel et prévisions pour 2025

 

Le trafic actuel - RN 154 (trafic en hausse de 3 % par an) : 16.500 véhicules jour au nord de Chartres dont 16 % de poids lourds, 10.000 au sud de Chartres (20 % de poids lourds).

 - RN 10 : 13.000 véhicules jour (dont 18 % de poids lourds) en Eure-et-Loir, 8.500 (dont 25 % de poids lourds) dans le Loir-et-Cher.

 - À 11 : 39.000, dont 11 % de poids lourds entre Chartres et St-Arnoult.

 - À 10 : 89.000 véhicules/jour à Tours, 72.000 à la sortie de Tours, 35.000 entre Tours et Orléans, 82.000 à Orléans, 66.500 au nord d'Orléans, 50.000 à la hauteur de l'A 19, 46.000 entre l'A 19 et Saint-Arnoult.

 Le trafic interurbain

 - Chartres-Île-de-France : 11.000 voyageurs/jour par la route, 4.500 par le train.

 - Chartres-Dreux : 5.000 automobilistes/jour.

 - Chartres-Orléans : 2.200 automobilistes jour.

 - Chartres-Tours : 4.500 par la route 1.100 par le train.

 - Orléans-Île-de-France : 11.000 par la voiture, 7.200 par le train.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Prévisions pour 2025

 Trafic voyageurs par la route : +25 % pour le local, +42 % pour les moyennes et longues distances. Voyageurs train : +51 %. Trafic de marchandise par la route : +29 % pour le national et +46 % pour l'international ; +30 % par le train.

 Les enjeux locaux de l'option 3 Châteaudun tire bénéfice de cette option, tout en étant plus dépendant de Tours et de Chartres. On peut prévoir des pressions résidentielles dans le sud de Chartres. Cette option pourrait contribuer au développement de l'activité touristique des régions du Perche-Gouët et de la vallée du Loir dont la protection serait prise en compte.

 

 

 

 

Les enjeux locaux de l'option 4

 La circulation sur la RN 10 serait réduite à 8.000 véhicules/jour, ce qui améliorerait la qualité et la sécurité des échanges locaux. Cette option place les pôles de Châteaudun, Vendôme, Château-Renault et Chartres sur l'axe Île-de-France-Espagne. Les territoires, à forte vocation agricole, étant faiblement peuplés, le développement local apparaît limité au nord. Les échangeurs autoroutiers seront en nombre limité. Le projet prévoit d'éviter un morcellement excessif des parcelles agricoles et devra prendre en compte les risques liés aux dépôts d'amononitrates. Il s'agira aussi de protéger la vallée de la Conie.

 

  Les quatre options

  Les quatre options ont toutes en commun le contournement autoroutier de Tours par l'est, où sont attendus 18.000 véhicules par jour dont un quart de poids lourds.

 - L'option 1 élargit, de plus, l'autoroute A 10 entre l'A71 et l'A19, au nord d'Orléans, avec une circulation attendue de 85.000 véhicules par jour, ce qui ne ferait que repousser le problème si la croissance du trafic se poursuit. Des aménagements qualitatifs (créneaux de dépassement, carrefours, déviations, protections phoniques, etc.) sont proposés sur la RN 10.

 - L'option 2 prévoit le contournement de Tours et un contournement autoroutier à une quinzaine de km à l'ouest d'Orléans (pour 24.000 véhicules jour), plus un aménagement qualitatif de la RN10.

 - L'option 3 crée, dans la continuité du nouveau contournement de Tours, une liaison nouvelle jusqu'au nord de Vendôme (pour 18.000 véhicules/jour) puis une mise à deux fois deux voies de la RN 10 jusqu'à Chartres pour 34.000 véhicules/jour.

 - L'option 4 poursuit le contournement de Tours par la création d'une autoroute nouvelle entre le nord de Tours et le tronc commun A 10- A 11 (St-Arnoult-en-Yvelines) pour 22.500 véhicules/jour.

 

 

  "Plutôt une RN 10 à deux fois deux voies"

dit  Albéric de Montgolfier, président du conseil général.

 « Dans le livre blanc de 2003, nous avons clairement identifié un axe Chartres-Tours à deux fois deux voies comme une priorité. Des quatre options, ce sont les options trois ou quatre que nous préférons, en privilégiant la mise à deux fois deux voies de la RN 10.Il faudrait apporter des variantes à l'option 4 pour qu'elle soit moins pénalisante pour le territoire agricole, avec plus de retombées positives pour l'économie, grâce à des échangeurs bien positionnés. N'y a-t-il pas intérêt à suivre la ligne TGV ? Faut-il faire partir l'autoroute d'Ablis ou de Chartres ? Mais l'option 4 n'est pas forcément la plus intéressante. L'option 3 permet un développement plus harmonieux et plus équilibré du territoire. »

 

 

 

 

 


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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 12:26

Doublement de la RN 154 :

 

la solution autoroutière désormais admise

 

Le dossier du doublement de la RN 154 «a franchi une étape décisive », hier à Chartres, ont annoncé le préfet de région, Jean-Michel Bérard, et le préfet d'Eure-et-Loir, Patrick Subrémon. Le doublement de la RN 154 entre Dreux et Allaines sera mené à son terme par voie de concession autoroutière, de même que l'exploitation future de l'ensemble de ce tronçon.

 

Ces modalités ont été retenues, du moins dans le principe, hier après-midi au cours d'une assemblée de circonstance, à Chartres, à laquelle assistaient de nombreux élus ainsi que les présidents des trois chambres consulaires, chambre économique, de métiers et d'agriculture. Les participants ont admis « à la quasi unanimité », selon le préfet, Patrick Subrémon, la solution pressentie d'un recourt aux concessionnaires privés.

 

Les décideurs se sont accordés sur le tracé proposé qui, sans surprise, se raccroche aux voies existantes, sans faire appel donc à la création ex-nihilo d'une nouvelle chaussée comme cela avait parfois été avancé. Le tracé se calque sur les sections déjà doublées en format express, ainsi que sur celles qui le seront au titre des financements publics déjà acquis (plan État-région 2000-2006), déviations d'Ymonville et d'Allonnes, doublement entre Prunay et Allonnes et au Boulay-Mivoie.

 

« Rocade autoroutière »

 

Selon le scénario, les investissements lourds portés par délégation au privé consisteraient à dévier Dreux par l'ouest pour aller chercher l'évitement, ouest là encore, de Nonancourt. L'autoroute se substitue en outre au vieux projet de rocade Est de Chartres et opère deux raccordements de part d'autres de la déviation d'Ymonville.

 

Les élus doivent entériner par écrit leur adhésion au projet dont le principal mérite est, - sauf aléas -, la rapidité d'exécution. «Au terme des procédures, on peut estimer les travaux à quatre ans, soit une mise en service en 2013 ou 2 014 » avance Pierre-Denis Coux, sous-directeur des autoroutes et des ouvrages concédés au ministère des Transports. Le canal de l'État aurait, lui, selon ce même responsable mis plus de 20 ans à aboutir.

 

Le débat technique et financier, lui, n'est pas en revanche terminé. Reste notamment l'aspect sensible du péage de ces routes autrefois libres de droits. Le régime des tarifs n'est pas encore déterminé et il semble encore qu'on se laisse une certaine marge de décision. Les élus avaient d'ailleurs exprimé leur souci de ne pas pénaliser la population locale. «La gratuité coûterait 80millions d'euros aux finances publiques » précise Pierre-Denis-Coux. Car, même concédée, cette autoroute fera de toute façon appel en partie à la contribution publique. Mis à part les camions, les réfractaires de toute façon se voient garantir un itinéraire de substitution, des voies parallèles de type départementales...

 

Benoît Broust. La nationale 154 deviendra une autoroute.

 

Le principe a été entériné hier par élus et décideurs du département sous l'égide de l'État.

 

On annonce de courts délais de concrétisation.

 

Procédure Prochaine étape, annonçée comme rapide, la saisine de la commission nationale du débat public portant « l'hypothèse » de cette concession autoroutière. En parallèle, des études techniques doivent être conduites dès cette année et en 2008. Le dossier de déclaraton d'utilité publique est envisagé à l'horizon 2009.

 


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Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 12:20

Doublement de la RN 154 : la solution autoroutière

 

Le dossier du doublement de la RN 154 «a franchi une étape décisive » vendredi, à Chartres (Eure-et-Loir), ont annoncé le préfet de région, Jean-Michel Bérard, et le préfet d'Eure-et-Loir, Patrick Subrémon.

Le doublement de la RN 154 entre Dreux et Allaines - un trafic entre 10.000 et 15.000 véhicules par jour selon les sections est comptabilisé - sera mené à son terme par voie de concession autoroutière, de même que l'exploitation future de l'ensemble de ce tronçon.

 

Ces modalités ont été retenues, du moins dans le principe, vendredi après-midi, au cours d'une assemblée de circonstance, à Chartres, à laquelle assistaient de nombreux élus ainsi que les présidents des trois chambres consulaires, chambre économique, de métiers et d'agriculture. Les participants ont admis «à la quasi unanimité », selon le préfet, Patrick Subrémon, la solution pressentie d'un recourt aux concessionnaires privés.

 

Les décideurs se sont accordés sur le tracé proposé qui, sans surprise, se raccroche aux voies existantes, sans faire appel donc à la création ex-nihilo d'une nouvelle chaussée comme cela avait parfois été avancé. Le tracé se calque sur les sections déjà doublées en format express, ainsi que sur celles qui le seront au titre des financements publics déjà acquis (plan État-Région 2000-2006), déviations d'Ymonville et d'Allonnes, doublement entre Prunay et Allonnes et au Boulay-Mivoie.

 

«Rocade autoroutière »

 

Selon le scénario, les investissements lourds portés par délégation au privé consisteraient à dévier Dreux par l'ouest pour aller chercher l'évitement, ouest là encore, de Nonancourt. L'autoroute se substitue en outre au vieux projet de rocade Est de Chartres et opère deux raccordements de part et d'autres de la déviation d'Ymonville.

 

Les élus doivent entériner par écrit leur adhésion au projet dont le principal mérite est, - sauf aléas -, la rapidité d'exécution. «Au terme des procédures, on peut estimer les travaux à quatre ans, soit une mise en service en 2013 ou 2014 » avance Pierre-Denis Coux, sous-directeur des autoroutes et des ouvrages concédés au ministère des Transports. Le canal de l'État aurait, lui, selon ce même responsable, mis plus de vingt ans à aboutir.

 

Le débat technique et financier, lui, n'est pas en revanche terminé. Reste notamment l'aspect sensible du péage de ces routes autrefois libres de droits. Le régime des tarifs n'est pas encore déterminé et il semble encore qu'on se laisse une certaine marge de décision. Les élus avaient d'ailleurs exprimé leur souci de ne pas pénaliser la population locale. « La gratuité coûterait 80millions d'euros aux finances publiques », précise Pierre-Denis-Coux. Car, même concédée, cette autoroute fera de toute façon appel en partie à la contribution publique. Mis à part les camions, les réfractaires de toute façon se voient garantir un itinéraire de substitution, des voies parallèles de type départementales...

 

Benoît Broust.

 

 


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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 19:26

La République du centre 20 décembre 2006

 

Le maire de Garnay opposé au tracé qui « meurtrirait le village »

 

 

Avant même qu'une décision ne soit prise, l'hypothèse d'un contournement autoroutier par l'ouest de Dreux fait déjà grincer des dents. Le premier à monter au créneau est Alain Beaufour, maire de Garnay. Il est à vrai dire en première ligne, puisque quel que soit le tracé, « nous sommes les premiers concernés, aucun moyen d'y échapper. » Le tronçon commun depuis Marville coupe immanquablement Garnay en deux, avec deux points critiques : le premier à Chambléan, « qui sont les premiers concernés dans la commune. Et vraiment, je les plains. » Le tracé de l'autoroute passerait à une centaine de mètres des premières habitations, avant de poursuivre son chemin jusqu'au domaine de Marmousse, situé au beau milieu de l'emprise. « Je ne sais pas s'ils ont prévu un pont ou un tunnel, mais il va falloir enjamber la D 928, la ligne de chemin de fer. Je suis contre ce projet, » explique Alain Beaufour. Le maire de Garnay espérait, il n'y a pas si longtemps encore, que le contournement Est de Dreux sauverait ses administrés. « J'ai eu la faiblesse de croire que le contournement Est se substituerait au barreau Ouest, c'est la solution qui me paraissait la plus avantageuse. »

 

 

« Si j'avais le bras long »

 

 

Ensuite, d'autres riverains risquent fort de pâtir des différentes variantes imaginées. L'une d'elle passe à l'est d'Allainville, traverse la RN 12 et contourne Vert-en-Drouais par l'est. Une autre variante frôle Vert-en-Drouais par l'ouest et rejoint la RN 154 par le nord de Saint-Rémy-sur-Avre. Une dernière possibilité longe Boissy-en-Drouais par l'est et contourne Saint-Rémy-sur-Avre et Saint-Lubin-des-Joncherets par le sud, avant de se connecter sur la RN 154. Autant de parcours qui trouveront des détracteurs sur leur chemin ; « Ça meurtrit le village et en fin de compte, tout le monde va en souffrir, » ajoute Alain Beaufour. « Si j'avais le bras un peu plus long, je trouverais le moyen d'envoyer ce truc-là plus loin, mais je crois qu'on ne peut rien faire, je ne suis pas ministre », lâche-t-il un brin résigné. « Je ne suis pas fataliste, mais je sais bien que cela va se faire quelque part. Je suis clairement contre, parce que ce sont les gens de Garnay qui vont être blessés. Ça me contrarie, mais je sais bien que cela se fera. Mais j'espère que ce sera le plus tard possible ».

 

 

 


 

 


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Jeudi 30 novembre 2006 4 30 /11 /Nov /2006 11:55

 

Cette autoroute qui plane sur l'avenir du val de Blaise

 

 

La réalisation est encore lointaine -on parle de 2015 ou 2016- mais les études se précisent. Les maires des communes situées sur le parcours du grand contournement ouest de la RN 154 disposent de documents cartographiés sur lesquels apparaissent trois variantes.

 

Ces plans viennent préciser le schéma présenté, le 20 novembre, lors du conseil communautaire de la CAdD. Ils plantent le décor d'un aménagement majeur qui, pour être encore hypothétique, alimente d'ores et déjà la controverse. Apparue dans le cadre de la présentation du fameux SCOT, le Schéma de Cohérence Territoriale, la discussion n'a guère pris au sein d'un conseil communautaire habitué aux débats feutrés.

 

Au sein de la Communauté d'agglomération, la règle du jeu consistant à débattre en commission pour avaliser en séance plénière est généralement respectée. Dans le cas du fameux grand contournement ouest, seul Alain Beaufour, s'est permis de laisser entendre que l'affaire ne le ravissait pas. L'intervenant s'exprimait davantage en qualité de maire de Garnay qu'en tant que vice-président de la communauté d'agglomération. On peut aisément comprendre ses états d'âme. En disant ses craintes qu'un tracé ouest « n'enrhume beaucoup de monde à Garnay », Alain Beaufour, a donné dans la litote.

 

Garnay, point sensible

 

Il suffit de se pencher sur les tracés proposés pour mesurer que Garnay est le point d'extrême sensibilité de ce projet routier. En ce lieu où la voie rapide franchirait le val de Blaise, pour passer de la cote 135 en plateau, à la cote 90, en vallée, le fuseau vient pénétrer dans le parc du château de Marmousse.

 

Au delà, le fuseau regarde vers la grande station Total de la RN 12, à Louvilliers-en-Drouais, en traversant le territoire des communes d'Allainville et de Boissy-en-Drouais (pour certaines variantes). « Il est question de ce tracé depuis trente ans » veut relativiser Suzanne Pinard, maire d'Allainville. L'élue entend faire preuve de pragmatisme. Elle souhaite suivre les évolutions du dossier en concertation avec son conseiller général, l'UMP Jacques Lemare, lequel partage les réserves du président Albéric de Montgolfier au sujet d'un usage jugé excessif du péage. Autre conseiller général, Daniel Frard rappelle à l'État ses engagements (lire ci-dessous). Le débat ne fait que commencer.

Malik Laïdi.

Les priorités de Daniel Frard

 

Si l'État confirme son option pour une concession au privé, la réalisation du grand contournement ouest de Dreux-Vernouillet s'en trouvera accélérée. Garnay apparaît comme le point sensible des tracés.

 

Conseiller général de Dreux-Sud, le socialiste Daniel Frard ne rejette pas catégoriquement l'option privée, mais il tient avant tout à ce que l'État tienne ses engagements. « La priorité des priorités, c'est l'aménagement du secteur Marville-Vernouillet avec l'accès à la zone porte Sud. Ensuite, il y a le barreau Est. Sur le péage, le questionnement formulé par le président du conseil général est pertinent. Dans le prolongement de la loi de 2004 qui confie aux départements les routes d'intérêt local, il serait contradictoire que l'État n'assume pas ses responsabilités pour les axes structurants. Ce serait presque de l'escroquerie intellectuelle. Cela posé, nous savons tous que l'État manque de fonds ». In fine, Daniel Frard n'imagine pas que l'on puisse installer un péage entre Dreux et Chartres « là où des aménagements ont été réalisés avec des fonds publics ». S'agissant du contournement ouest, Daniel Frard convient que le secteur difficile se situe du côté de Garnay.

 

 

M. L.

 


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Lundi 13 novembre 2006 1 13 /11 /Nov /2006 19:33

RN 154 : une autoroute à l'étude entre Marville-Moutiers-Brûlé et Nonancourt

 

 

Le préfet l'a dit à plusieurs reprises. L'hypothèse d'une concession à un opérateur privé d'une partie de la nationale 154 donnera lieu à une décision de principe avant la fin de l'année. Suite à l'étude de faisabilité effectuée entre 2005 et 2006, deux scénarios ont été proposés.

 

 

Le premier évoque une mise en concession autoroutière partielle de la RN 154, au sud, entre Allaines et Chartres. Le second a trait à une concession globale depuis Allaines jusqu'au nord de Nonancourt. C'est cette deuxième hypothèse qui fait débat dans l'agglomération. Comme l'a illustré la réunion de la communauté d'agglomération du 20 novembre, la discussion tourne autour du péage et des tracés possibles (notre édition du 22/11.06). S'il touche territorialement ou en proximité une quinzaine de communes de l'arrondissement de Dreux et de l'Eure proche, le tracé n'a provoqué jusqu'ici que de rares échanges. Les élus locaux hésitent à s'engager dans un débat jugé prématuré et à risques. Les plus sceptiques ironisent sur « un projet qui est dans les cartons depuis plus de 30 ans ».

 Études sur les bruits et les sols

 Cette approche distanciée n'a pas cours partout. Surtout pas à Garnay. Maire depuis 1983, Alain Beaufour sait bien que le barreau Marville-Nonancourt est désormais bien plus qu'une simple virtualité. Tant en plateau avec Chambléan, qu'en vallée, avec une traversée des terres du château de Marmousse, à hauteur de la ferme du Défaut, Garnay est doublement exposée. Il suffit de se pencher sur les cartes pour comprendre les inquiétudes des riverains. Les plans qui ont été envoyés avant l'été 2005 aux différentes mairies en vue des études de bruit et de sols présentent plusieurs variantes. Il existe trois tracés lesquels proposent plusieurs itinéraires. L'unique partie commune de ces tracés relie Marville-Moutiers-Brûlé à la rive nord de la Blaise. Outre Marville-Moutiers-Brûlé pour Imbermais, Garnay, Allainville, Boissy-en-Drouais et Louvilliers-en-Drouais sont les communes des cantons de Dreux-Sud et de Dreux-Ouest les plus directement concernées. Dans leurs localités respectives, Suzanne Pinard et Gérard Gautier s'attendent à recueillir les inquiétudes des agriculteurs au sujet de la division des exploitations. Pour l'heure, les édiles avancent qu'il est encore prématuré d'alimenter le débat public. Suzanne Pinard entend étudier le dossier en concertation avec son conseiller général, l'UMP Jacques Lemare. Cette femme qui a travaillé 42 ans à la sécurité sociale et qui a succédé à Jacques Hector en 1999 décline une approche pragmatique repoussant toute polémique.

 De fait, les documents qui circulent ressemblent davantage à des hypothèses de travail qu'à des options fermes. Il n'y a pas grand-chose de commun entre le tracé qui passe à l'ouest d'Allainville pour reprendre schématiquement le parcours de la déviation sud de Saint-Rémy-sur-Avre et les tracés qui viennent chatouiller les coteaux du Mesnil-sur-l'Estrée avant de rejoindre les tracés nord de la déviation de Saint-Rémy-Nonancourt. Compte tenu des enjeux pour l'environnement, pour l'aménagement des communes, et pour la viabilité des exploitations agricoles, on peut parler d'un dossier explosif. A fortiori à quelques mois des échéances cantonales et municipales.

 Les élus ne sont pas pressés de faire circuler les plans des projets. Il est urgent d'attendre.

 Malik Laïdi


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Mardi 20 juin 2006 2 20 /06 /Juin /2006 10:24

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