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Ce blog contient plus de 300 articles. Ils suivent l'actualité du dossier depuis plus de 3 ans. Utilisez le classement par thèmes ou par dates pour mieux comprendre le projet A154.

Samedi 14 novembre 2009 6 14 /11 /Nov /2009 10:38

Le thème de ce débat portait sur les enjeux environnementaux !!!

Le sujet le plus difficile à défendre pour le maître d'ouvrage. Tout le monde le sait maintenant, cette autoroute est "Grenello-incompatible".
Les représentants de l'état ont fait semblant de l'ignorer. Avec peu de conviction, mais pouvait-il en être autrement.


3 associations ont pris la parole.

Eure et Loir Nature a défendu avec conviction le rail.

Germaine Fraudin, présidente de l'AVERN et membre très active de notre collectif a parfaitement expliqué les enjeux nationaux et surtout locaux de ce projet. Elle a repris les études publiées dans le cahier d'acteur de son association : les bilans-carbone, les emprises agricoles et environnementales.

Il est à noter qu'à l'issue de la réunion, Monsieur le préfet Orhel a proposé la création d'un groupe de travail afin de chiffrer les données exigées depuis le mois de mai par notre collectif :
- le calcul des bilans-carbone de chaque option.
- l'étude sérieuse des perspectives réelles de trafic.

Un peu le monde à l'envers, comme le dit Monsieur Gigon sur son blog. Une preuve supplémentaire de l'intérêt de ce débat.

Le coup de grâce a été porté par Stéphen Kerchkove (Agir pour l'environnement et Réseau Action Climat). Argumentaire implacable, humour destabilisant. Du grand art ... 
Nos associations le remercient  d'avoir répondu à notre invitation.


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Jeudi 12 novembre 2009 4 12 /11 /Nov /2009 07:23

Monsieur Gaillard de la DRE Centre, à la demande de Monsieur Hamel, a rencontré les élus de "Dreux Agglo" ce lundi.
Il a pu constater ainsi qu'il n'y avait pas que les associations qui étaient opposées au projet A154.

"Nous ne sommes pas là pour l'agresser" a dit Monsieur Hamel pour débuter la réunion.

Les élus ont dans leur quasi unanimité questionné (calmement, ils sont bien élevés !!!) le représentant de l'état sur le financement du projet, les voies de substitutions, l'avenir de notre territoire.

Autant de questions et d'incompréhensions qui ont prouvé que l'autoroute ne passera qu'à l'aide de forceps dans le drouais.
L'étude pour la réalisation du barreau EST est en cours. TOUS les élus ont réitéré leur demande : "faites ce qui est prévu depuis si longtemps."

Monsieur Gaillard aura certainement compris que la participation financière de l'agglomération drouaise au projet est loin d'être acquise.

Un cahier d'acteur de l'agglo sera réalisé. Il reprendra certainement les propos tenus par l'écrasante majorité de nos élus.

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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 22:29
Le cahier d'acteur de l'AVERN en ligne. Le cabinet HORIZONS a calculé ce que le maître d'ouvrage avait refusé à la CPDP : les mesures du bilan carbone et de l'emprise de l'autoroute.
C'est le premier des cahiers d'acteur de notre collectif.
Bientôt, une étude de la mise en concession et des tarifs proposés.
..........           ..........
Consultez nos contributions sur le site de la CPDP .



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Lundi 9 novembre 2009 1 09 /11 /Nov /2009 08:03

Vendredi 13 novembre à 18h30 aux "Enfants du Paradis" de Chartres, nouveau débat public : "Le projet et l’enjeu environnemental".

Si vous pouvez venir défendre les vallées, les terres agricoles, les forêts, les zones Natura 2000, n'hésitez surtout pas. Plusieurs personnes représenteront le collectif "Pour une alternative au projet autoroutier.

N'hésitez pas à consulter le cahier d'acteur de l'AVERN à ce sujet.
Vous pourrez le faire lors des réunions organisées dans le cadre du débat public. Vous pouvez également le demander à la CPDP.


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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 10:51


Nous avons adressé cette lettre aux maires de "Dreux-Agglomération".
Nous avons joint le cahier d'acteur de l'AVERN ainsi qu'un dossier de l'ASCVEG proposant une comparaison entre les 2 options de tracé possibles au niveau de Dreux.




Le Collectif « Pour une alternative au projet autoroutier RN 154 »                      Dreux, le 1er novembre 2009

 

 

 

Madame, Monsieur le Maire,

Mesdames, Messieurs les Conseillers Municipaux,

 

 Une réunion du Bureau Exécutif de « Dreux-Agglomération » est prévue le 9 novembre avec un représentant de la DRE afin d’étudier le dossier du « Devenir de la RN 154 ».

 

Notre collectif a décidé de prendre une part active dans le débat actuellement organisé sur notre département. Nous assistons aux réunions,  nous y participons toujours dans un but citoyen. Comme nous, vous avez pris connaissance du dossier proposant la mise en concession de la RN 154.

 

A Chartres, le représentant du maître d’ouvrage a donné quelques indications intéressantes à propos du trafic qu’il annonce en hausse de 30 % entre 2015 et 2035. Ces projections ont pour base une augmentation du PIB de 1,9 %, un baril de pétrole à 65 € et un taux de change de 1 entre € et Dollars !!! Après recherches, ces chiffres correspondent aux données moyennes entre 2000 et 2007, période qui a vu sur la RN 154 GRATUITE une augmentation de 0,2% par an du trafic. (Données de l’équipement).

  

De plus, un contrat vient d’être signé fin octobre par la région de Basse Normandie, Réseau Ferré de France et les ports de la Seine : « L'idée …à terme, c'est que le blé de la Beauce arrive plus facilement, plus rapidement à Rouen, « par le train et non plus par la RN 154 (Evreux, Dreux, Chartres, Orléans), la fameuse route du blé », ajoute Philippe DEISS. « A l'horizon 2020-2030, nous visons donc un axe ferroviaire vers la Beauce ». (Journal Paris-Normandie)

 

Il nous semble indispensable d’interroger le représentant de l’état sur le financement de la  réalisation de l’A154. La durée de concession a augmenté afin d’être portée à 65 ans. Est-il sérieux d’assurer un rendement de 8 % par an au concessionnaire ? Et si le trafic prévu n’était pas au rendez-vous ? Les aménagements prévus pour sécuriser les voies de substitution seront-ils à la charge des collectivités ? Les abonnements seraient pris principalement en charge par les collectivités. Quel est le montant exact pour la collectivité sur la durée de 65 ans, toutes dépenses comprises, d’une telle infrastructure ?

 

La gratuité entre Chartres sud et Dreux est estimée à 230 millions d’Euros. (voir interview du maître d’ouvrage par la République du Centre du 14 septembre 2009) Qu’en est-il de la suppression de la taxe professionnelle ? La CAdD, le département , ont-ils les moyens pour engager les euréliens dans une telle aventure ?

 

Le maître d’ouvrage présente dans le dossier complet « un contournement SUD » qui détournerait l’ensemble des véhicules de la RN 12 sur le barreau EST et le contournement OUEST. Curieusement, cette troisième option est absente de la synthèse distribuée aux habitants de l’agglomération. Qu’en est-il réellement ? Aucune des personnalités de « Dreux Agglomération » rencontrées ne semblaient connaître cette option.

 

En réalisant le SCOT, vous avez parfaitement défini les priorités environnementales de notre agglomération. Le projet de l’A154 va à l’encontre de ceux-ci. Nous nous permettons de vous joindre le premier cahier d’acteur de notre collectif réalisé par l’AVERN avec l’aide technique de Maître Faro et du cabinet Horizons.

 

Monsieur De Soras a confirmé que l’accidentologie sur le nord du tracé était pratiquement nulle. Les représentants de l’Equipement ont également déclaré que la voie de substitution entre Dreux et Chartres ne nécessitait pas de travaux, qu’elle était prête à accueillir tous les automobilistes allergiques au péage. Quid des ralentisseurs dans les villages, de la mise aux normes des accotements prévus dans le dossier.

 

Nous nous permettons de joindre une rapide comparaison entre les deux contournements de Dreux prévus par le maître d’ouvrage. Nous produirons prochainement de nouveaux cahiers dont un axé exclusivement sur nos solutions alternatives. Nous vous les ferons parvenir ultérieurement. Par cette action citoyenne, nous comptons démontrer l’inutilité de ce projet néfaste pour notre environnement et contraire aux besoins de notre collectivité.

 

Nous remercions par avance les élus de nos communes d’investir au mieux la concertation qui nous est proposée.

 

Veuillez agréer, Madame, Monsieur le Maire, Mesdames, Messieurs les Conseillers Municipaux, nos sincères salutations.

 

Le Collectif « POUR UNE ALTERNATIVE AU PROJET AUTOROUTIER » 


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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 15:20

 

Jean Roume, habitant de Garnay et membre de l'ASCVEG a interpellé  le maître d'ouvrage lors de la réunion du 22 octobre à Chartres ayant pour thème "caractéristiques  et évolution des déplacements sur notre territoire". Ses 2 interventions fort argumentées ont poussé le maître d'ouvrage a admettre qu'il y avait une incohérence entre les prévisions à la hausse du trafic (+30 % en 12 ans) et la stagnation enregistrée depuis plusieurs années.

Son analyse de la sécurité a elle aussi prouvé que le dossier manquait singulièrement de précision.

Voici ci-dessous ses 2 études.

                     

 

                         TRAFIC


Dès le début du dossier il est reconnu une baisse générale de la circulation, alors que le dossier termine par des prévisions à la hausse !

 

Page 13 :

De 2005 à 2006          -0,1% (Pour le total)

De 2006 à 2007          0,8% (Pour le total)

De 2007 à 2008          -1,5% (Pour le total)

 

Page 14 :

La baisse constatée sur la courbe du routier à partir de 2006 n’est pas une anomalie mais le signe d’une tendance générale amorcée depuis longtemps.

On peut vérifier sur le site www.route.equipement.gouv.fr la tendance des évolutions :

 

De 1985 à 1990          5,6% d’augmentation en moyenne par an

De  1990 à 1995         3,1% d’augmentation

De 1995 à 2000          3,2% d’augmentation

De 2000 à 2005          2,1% d’augmentation

 

Des constatations sont faites dans le dossier :

Page 14 :

 « La voiture a profité … de l’énergie abondante et à bas prix »

« La route est désormais confronté au ……coût de plus en plus élevé du transport individuel… »

« Les modes de transport aérien et routier se sont stabilisés, voire régressent légèrement depuis 2007 »

« Pour les marchandises, les transports routiers connaissent ….. une baisse à partir de 2006-2007 »

« En moyenne la part de la route marque le pas à partir de 2007 »

 

Page 41 :

« Ponctuellement des reculs ont déjà été constatés sur la circulation automobile par exemple en 2005 et 2006 …-1,4%...-4,4%...en lien direct avec l’augmentation des prix des carburants »

 

 

Des conclusions sont tirées :

Page 41 :

« Aujourd’hui, les recherches prospectives s’accordent sur une modération de la croissance des mobilités dans le futur »

«  …ces différentes données sont prises en compte car elles influent sur le devenir et les rôles de la RN154.. »

« …fort ralentissement de la croissance de la mobilité des biens et des personnes dans les décennies qui viennent par rapport à 1970-2000… »

 « …seuil de motorisation des ménages atteint….les vitesses devraient stagner voire baisser…le prix des transports devraient encore augmenter…. »

 

Comment, au vu de ces constatations et conclusions peut-on élaborer des prévisions à la hausse telles qu’en pages 36, 41, 52, 78 et 79 ?  ( Jusqu’à 42% d’augmentation prévue pour 2008 entre Chartres et Allaines ! )

 

 

 

 

 

TRAFIC RN154

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Prévision pour 2018 page 78

 

Prévisions pour 2018 page 79

 

Nb p35

Nb p 78

% par rapport à p35

Nb p79

% par rapport à p35

Nonancourt Nord

11500

 

 

13100

13,91

 

2005 ?

 

 

 

 

StRémy-Dreux

27800

32100

15,5

27300

-1,80

ou Nonancourt-Dreux

2008

 

 

car déviation

 

Dreux-Chartres

13600

16200

19,1

18400

35,29

 

2008

18700

37,5

 

 

Chartres-Allaines

9000

11800

31,1

11900

32,22

 

2008

12800

42,2

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Notons (page 36) la prévision de 5% d’augmentation concernant  l’A19, dès son ouverture !

Depuis le débat de Chartres du 22 octobre 2009 nous savons que l’apport de l’A19 est insignifiant voire nul !

 

 

Quelle influence auront : la raréfaction du carburant avant la fin du siècle, le renchérissement automatique du coût des énergies, le développement du ferroutage et du trafic maritime qui se fera tôt ou tard, la stagnation du nombre de voitures, le développement des transports en commun, la diminution des déplacements, l’après Grenelle et la taxe carbone ?

Citons aussi notre Président Mr Sarkozy : « L’augmentation des prix des hydro carburants sera permanente. »

 

 

Comment soutenir des prévisions d’augmentation ?

Elles sont en contradiction avec les conclusions du dossier en page 41 : «baisse du trafic en lien direct avec l’augmentation des prix des carburants »

 

Comme le préconise la revue parlementaire, il est temps de refaire des projections et d’adapter les projets aux évolutions constatées

 

                                                     SECURITE



Tout au long du dossier, il est affirmé et répété que la situation est grave, inquiétante et se dégrade :

Pages   32        38        39        52        54        56        57        58 

  

Prenons la peine de nous attarder sur le tableau page 40 de l’évolution de l’accidentologie entre 1998 et 2007 sur la RN154.

(Les valeurs en rouge n’apparaissent pas dans le dossier du maître d’ouvrage)

 

 

A

B

C

D           E           F

G

 

 

 

 

 

Nombre de victimes

 

 

 

Nombre d’accidents

Accidents mortels

Avec au moins un mort ou un hospitalisé

Tués

Blessés

Total

Gravité

Tués /100 accidents

Gravité

Moy.nationale

98

61

4

13

6

92

98

1O,5

11,2

99

50

9

21

11

61

72

21,4

11,24

00

43

5

14

8

61

69

17,4

11

01

59

8

21

9

84

93

14,4

11,06

02

41

9

19

14

59

73

33,9

11,93

03

28

3

11

3

49

52

11,4

10,76

04

31

3

             6         

8

43

51

24,2

10,8

05

35

5

21

6

51

57

17,1

10,8

06

07

28

17

6

7

15

13

7

13

43

26

50

39

25

76,5

10 ,2

8,44

08

14

2

?

2

17

19

14,2

?

 

Quelques constatations irréfutables :

 

Pour 2007 :

            Colonne A :     Le nombre d’accident, 17 n’a jamais été aussi bas les années précédentes.

 

            Colonne E :      Le nombre de blessés 26 n’a jamais été aussi bas les années précédentes.      

 

            Colonne F :      Le nombre de victimes 39 n’a jamais été aussi bas les années précédentes.

 

            Colonne C :     Le nombre d’accidents avec un mort ou un blessé, 13 est en 3ème position en 10 ans.

 

 

Pour 2008  (chiffres fournis par la D.D.E.)

            Colonne A :     Le nombre d’accidents, 14 n’a jamais été aussi bas.

 

            Colonne B :      Le nombre d’accidents mortels, 2 n’a jamais été aussi bas.

 

            Colonne D :     Le nombre de tués 2 n’a jamais été aussi bas.

 

            Colonne E :      Le nombre de blessés, 17 n’a jamais été aussi bas.

 

            Colonne F :      Le nombre de victimes 19 n’a jamais été aussi bas.

 

 

En page 39 : Pourquoi le « pic de 2007» est-il comparé aux résultats des années « creuses » ?

Pourquoi ne s’en tenir qu’à la seule année 2007 uniquement ? Si la raison en est que c’est la dernière valeur connue alors prenons 2008  et on en déduira exactement le contraire !

Soyons objectifs et regardons l’ensemble des valeurs dont nous disposons !

 

 

Pour le nombre de tués il y a des fluctuations annuelles mais la tendance est à la STABILISATION car on ne doit pas regarder la dernière année mais considérer l’ensemble des valeurs, choisies et affichées par le maître d’ouvrage en page 40.

 

 

Etudions  mathématiquement la tendance générale sur ces 11 ans.

On aboutit à la conclusion objective : IL N’Y A PAS D’AGGRAVATION !

Equation mathématique de la droite de tendance :        y = -0,3x + 9,4  

      ou y = O,O7x  + 8,1 si on ne tient pas compte de 2008

 

 

Le dossier insiste sur GRAVITE ! Il ne faut pas avoir peur du mot et regarder sereinement cet indice :

Ce n’est qu’un coefficient qui mesure l’importance RELATIVE des gros accidents.

Ce coefficient peut augmenter alors que le nombre d’accidents baisse et que le nombre de mort baisse lui aussi !

Ce coefficient est un outil statistique difficile à appréhender et délicat à utiliser pour en tirer des conclusions.


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Mardi 3 novembre 2009 2 03 /11 /Nov /2009 18:21

Le 20 octobre, Maître Faro et le cabinet Horizons ont adressé un mail suivi d'un courrier à la CPDP afin d'obtenir des réponses du maître d'ouvrage sur plusieurs points discutables du dossier "Devenir de la RN 154".

A ce jour, ils n'ont reçu aucune réponse.

Pour pouvoir débattre, il est nécessaire d'être 2. Le maître d'ouvrage ne semble pas prêt à aider les acteurs en mettant en ligne ses documents d'études ou ses présentations Power-Point.

Un effort de sa part est plus qu'indispensable.

Merci au responsable régional de l'equipement, Monsieur De Soras,  qui a confié consulter régulièrement notre blog et être satisfait d'avoir à travailler avec le cabinet Horizons, de répondre à nos demandes. 


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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 22:45

Une conférence d'une heure trente sur internet pour comprendre l'avenir de l'énergie sur notre planète. Une heure trente pour comprendre la baisse programmée des déplacements, la fin du consumérisme.


Une heure trente que l'on ne voit pas passer. Une mine d'information.

Jean-Marc Jancovici, polytechnicien, ingénieur télécommunication, consultant à l'ADEME nous explique de manière scientifique et conviviale notre avenir.

Outre les changements qu'il nous annonce, il explique pourquoi il est vraiment inutile de confier notre avenir à l'automobile.

Conférence conseillée par Roger Beaufort du bureau "Horizons".



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Samedi 31 octobre 2009 6 31 /10 /Oct /2009 11:15

DEBAT PUBLIC  « Devenir de la RN 154 » Réunion publique 22/10/09

« Les déplacements sur notre territoire : caractéristiques et évolution » (Partie Nord de la RN 154)

 

Contribution de l’AVERN, association agréée de protection

de  l’environnement sur 75 communes du Drouais.

Siège social 47 rue H. Dupont 28500 Vernouillet Courier : 41 rue H. Dupont 28500 Vernouillet

Courriel : fraule@wanadoo.fr

 

 

 

REMARQUE PRELIMINAIRE. Notre déplacement A/R vers Chartres               aurait généré plus de Co2 donc nous n’avons pas participé au débat sur « les déplacements en Eure et Loir », en accord avec nos engagements pris par notre association de protection de l’environnement, l’AVERN c’est pourquoi nous envoyons cette contribution.

 

INTRODUCTION. Nous voudrions pour commencer vous livrer cette phrase d’Albert EINSTEIN « Les problèmes auxquels nous sommes confrontés ne peuvent être réglés au niveau et avec la façon de penser qui les a engendrés » or concernant les déplacements il nous semble que c’est pourtant ce que fait le dossier du maître d’ouvrage : beaucoup de déplacements engendrant des problèmes, il est urgent de construire une voie autoroutière donc d’accroître les déplacements et ainsi les problèmes seront réglés ! Nous posons la question : est-il nécessaire de construire une voie autoroutière pour accueillir des flux qu’elle ne verra probablement jamais passer dans l’avenir ? 

 

LE CONSTAT ET LA SOLUTION PRIVILEGIEE par le Maître d’Ouvrage. C’est à un effort de cohérence que devrait tendre un tel dossier. Il est dit qu’il faut répondre à la demande de mobilité alors qu’il faut non seulement la contenir mais la faire baisser drastiquement pour faire face aux changements climatiques qui ne sont plus à démontrer. Ainsi le transport  était  responsable de 26% de GES en 2002. Le pourcentage des émissions de dioxyde de carbone émis par le secteur des transports représentait en 2004 près d’un quart des émissions totales de CO2 en France. C’est d’ailleurs ce qui est esquissé par des prises de position mais non par des décisions logiques importantes.

 

Le projet, passage de la RN 154 en voie autoroutière et construction d’un grand contournement à l’ouest de Dreux, qui pouvait peut être se justifier, dans les années 70, est caduque compte tenu des changements climatiques car il ne ferait qu’augmenter les déplacements.

 

Dans le constat sur les déplacements, p. 32,  il est affirmé que le réseau routier peine de plus en plus à répondre aux besoins des déplacements et p. 34 du dossier il est fait état d’ « absence de relations ferroviaires ... »  alors nous disons que c’est le ferroviaire qu’il faut développer, compte tenu du problème écologique. On évoque « les nouveaux enjeux des déplacements » p. 41 et les « mutations de l’économie » et le « développement de l’emploi » et « les questions d’environnement », d’enjeux à l’échelle locale,  sans que tout ce qui serait entrepris soit en cohérence  avec ce qui se passe au niveau  global.

 

Certes, par exemple, Orléans et Tours sont nos pôles universitaires. Pourquoi ne pas rétablir et moderniser la voie ferroviaire Dreux Chartres et établir des liaisons ferroviaires entre Chartres – Orléans - Tours ? Si l’offre est essentiellement « radiale » (p. 32) alors pourquoi ne pas en profiter et relier académiquement Dreux à Versailles et Paris, créer des campus universitaires à proximité du parcours ?

 

1/2

La ligne Dreux Granville doit être améliorée. Si la région Centre et la région Basse Normandie travaillaient ensemble on ne voit pas pourquoi le projet  « Rail 2020 »   exclurait Dreux dans la rénovation de la ligne Paris Granville. Les grands travaux ferroviaires en Basse Normandie présentés par le Président de cette région sont prévus et financés à l’unanimité pour 2020. Le projet de contournement Ouest autoroutier de Dreux serait livré en 2018 et alors pourquoi donc le réaliser ? En Eure la solution est le développement du ferroviaire, en Eure et Loir il semble que l’on regarde  plutôt passer les trains... ailleurs. Le projet « Rail 2020 « délestera » la RN 12, si polluante pour Saint Rémy et Dreux. Il impliquera donc moins de voitures particulières de parisiens qui encombrent la route aux week-ends. Il faut séparer les problèmes de la RN 12 de ceux de la RN 154, le trafic provoquant des bouchons vient en grande partie de la RN 12 et ce n’est pas un contournement Ouest autoroutier qui règlerait les bouchons subis par les personnes travaillant à Chartres et celles en sens inverse  qui travaillent à Dreux. Pour Dreux nous sommes favorables à ce que d’abord la portion de la RN 154 en 2 x 2 voies soit terminée ainsi que le giratoire à l’entrée de Dreux et le contournement Est. L’état doit honorer les contrats de plan (93/97/2001) et ne pas s’engager dans des projets qui seront irréversibles.                                                                                                                                              

                                                                                                                     

Il est reconnu que le trafic de poids lourds  doit baisser pour être en accord avec les enjeux climatiques mais ce qui est dit en rapport avec l’agriculture n’est pas logique. On fera de Rouen le grand port céréalier de l’avenir. Sait-on pour qui l’on produit tant de céréales et pourquoi on en transporte tant ? Sait-on que la moitié de la production agricole  est utilisée pour l’alimentation du bétail ? « La viande d’un bœuf permet de nourrir 1500 personnes, tandis que la nourriture végétale nécessaire à élever le même bœuf permet de nourrir 15 000 personnes... » (Nicolas Hulot Le syndrome du Titanic 2 »). Des chiffres qui donnent à réfléchir et à remettre bien des décisions en cause pour l’avenir. Ce sont nos comportements qu’il faut changer, notre agriculture (en crise et en mutation) qu’il faut repenser, notre manière d’appréhender l’économie qui doit tendre à plus de proximité, nos modes de consommation... Par ailleurs pour le fret ferroviaire il existe  bien un « corridor européen » en projet. Pourquoi créer une voie autoroutière parallèle à l’A 28?

 

Les déplacements domicile/travail. Ils sont une des causes importantes de bouchons, générateurs d’encore plus de CO2. Des personnes rencontrées récemment nous ont dit par exemple habiter à Anet, Chérisy ...et travailler à Chartres, Gallardon...passant entre 90 minutes et 2 heures seul/e/s dans leur voiture et subissant les bouchons qu’ils provoquent, comme tout automobiliste se retrouvant aux mauvaises heures à l’entrée de Dreux ou Chartres. Il est donc urgent de réorganiser le travail et les lieux de résidences (ex : système de vidéo conférences etc.), de maîtriser l’étalement urbain.  Il n’est pas dans notre  propos de dire qu’il faut prendre des mesures pour obliger les gens à se rapprocher de leur lieu de travail mais éduquons et informons les citoyens pour changer leur comportement vis-à-vis de l’automobile, prenons des mesures fortement incitatives. De même il faut contraindre les entreprises  à adopter un PDE (Plan de Déplacement Entreprise), tenter de rapprocher domicile et travail. Il est aussi nécessaire de créer des parkings souterrains  près des gares et aux entrées de ville et de mettre d’autres modes de transport  à disposition sur les lieux d’arrivée : s’inspirer de ce qui se fait ailleurs.

 

SUGGESTION et CONCLUSION. Il nous faut être pragmatique, tenter de penser avec des idées nouvelles qui sont encore à inventer, réunir  par exemple un panel d’habitants, d’experts, de hauts fonctionnaires... pour trouver des solutions innovantes dans chaque ville : Chartres, Dreux, Orléans etc. Pour ensemble imaginer l’avenir car « Demain dépend de ce que nous décidons aujourd’hui ».                                                     


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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 19:33

Le débat sur l'avenir de la nationale 154 peut-il faire « avancer le schmilblik » ?


« Débat : examen d'un problème entraînant une discussion animée, parfois dirigée, entre personnes d'avis différents. »

  Jeudi, le déroulé de la troisième soirée du débat public sur le projet de mise en concession autoroutière de la RN154 a posé la question... de son utilité. Voilà pour la définition du Petit Larousse illustré, qui rassure au moins sur un point : les soirées programmées jusqu'à fin janvier sur l'avenir de la nationale 154 constituent bel et bien un débat. Pour le reste... on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'il peut advenir de ces « discussions animées entre personnes d'avis différents ». Car s'il semble assez clair que le projet de concession autoroutière émanant de la direction régionale de l'Équipement s'appuie sur des projections à tout le moins vagues, il paraît aussi évident que ses contradicteurs ne veulent pas se laisser enfermer dans les problématiques propres à chaque soirée du débat.


Des opposants au projet peu « disciplinés »

Témoin celle de jeudi, au cinéma Les Enfants du Paradis, à Chartres. Il faudra ce soir-là une heure à Claude Brévan, inspectrice générale de la construction honoraire et membre de la commission paritaire de débat public (CPDP), pour obtenir de démarrer seulement la discussion sur le thème choisi : les transports et déplacements. Et même au cours de la soirée, d'aucuns n'auront pas voulu respecter les consignes pourtant établies par la commission : attendre d'avoir le micro pour parler ou encore n'évoquer les thèmes généraux qu'en fin de soirée, après avoir épuisé les questions relatives à celui de la soirée. Pendant une heure, donc, de 18 h 30 à 19 h 30 - mais également entre deux interventions du maître d'ouvrage -, les voix se sont élevées à qui mieux mieux pour évoquer qui les « voies de substitution », qui les « emprises agricoles du tracé », qui les « délais hallucinants annoncés pour la réalisation de la fin de la nationale », qui enfin « le coût du projet autoroutier »... Autant de domaines de réflexion certes passionnants et souvent fort bien argumentés... mais hors sujet et laissant, finalement, peu de temps aux réponses à la problématique du soir.
 

 

Un maître d'ouvrage peu crédible

D'un autre côté, peut-on parler de débat lorsque la présentation de la direction régionale de l'Équipement comprend si peu d'informations quant aux méthodes de projection, de calcul et de conclusions inscrites au dossier ?

 

Car enfin, on peut légitimement douter de la fiabilité d'un maître d'ouvrage qui, à ce stade du débat public, admet qu'il n'est « effectivement pas très cohérent » lorsqu'il évoque les baisses de trafic actuelles et les projections de hausse sur lesquelles s'appuie... presque tout le dossier... Et quiconque l'a déjà empruntée ne peut également que grincer d'entendre lesdits représentants de l'Équipement soutenir que les accotements de la voie de substitution à la RN 154 entre Chartres et Dreux sont de bonne qualité et qu'on peut y effectuer des dépassements...
 

 

Une contre-expertise du Collectif drouais

Dès lors, le débat est-il faussé ? « La lecture du dossier présenté par le maître d'ouvrage montre que l'État a déjà décidé la concession autoroutière », souligne, dans un courrier adressé à la rédaction, un lecteur chartrain, qui enfonce le clou : « Le débat actuel ne sert donc à rien, il constitue un simple alibi. »

 

« Le dossier de la CPDP est en tout cas mal renseigné », pense pour sa part Roger Beaufort, du cabinet d'études parisien Horizons, qui travaille sur le sujet en collaboration avec un avocat environnementaliste très pointu en la matière, maître Faro. « La CPDP donne des chiffres liés à l'évolution des ressources naturelles et énergétiques, ou encore des projections de trafic, mais on ne trouve jamais aucun paramètre de justification de ces données », poursuit Roger Beaufort. Embauché par le Collectif drouais pour une alternative au projet autoroutier A154, son cabinet d'études travaille actuellement à une contre-expertise détaillée du dossier, afin d'avancer des contre-propositions étayées au débat. Une démarche pour le moins constructive et qui, pour le coup, pourrait bien faire réellement avancer le débat.

Gaëlle Chalude.
 



JEUDI SOIR, À CHARTRES. Bertrand Thierry et Francine Seugé (à d.), du Collectif drouais pour une alternative au projet autoroutier A154 ont invité Roger Beaufort (à g.), du cabinet d'études Horizons, à écouter les informations du maître d'ouvrage, pour avancer une contre-expertise au projet de la DRE.

 


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Jeudi 29 octobre 2009 4 29 /10 /Oct /2009 18:55
Les ports sur les rails du fret
A Rouen comme au Havre, on veut développer le lien entre le fleuve et le rail (photo Port de Rouen/Rémi Hondier)

DEVELOPPEMENT.Pour accroître leur trafic, les ports de Rouen et du Havre veulent recourir davantage au fret ferroviaire. D'où un accord signé hier.

Le président du directoire du Grand port maritime du Havre, Laurent Castaing, résume ainsi l'importance de la convention signée hier à Rouen avec le Grand port maritime de Rouen et Réseau ferré de France (RFF) : « Nous manquons de compétitivité par absence de report modale, notamment de report vers le fret ferroviaire. Si seulement 15 % des conteneurs sont concernés aujourd'hui, il nous faudrait passer à 30 ou 40 % pour rester dans la course ».

Mais le problème qui se pose aux Havrais, c'est la qualité des « sillons », donc des lignes que peuvent emprunter les trains de fret ayant chargé ou devant décharger au
Havre, en direction ou en provenance de la région parisienne. La ligne Paris-Rouen-Le Havre est surchargée par le trafic passagers. Aussi, un des buts de ce protocole, c'est bien d'emprunter un autre itinéraire évitant Paris, en l'occurrence Le Havre, Bréauté, Motteville, Montérolier, Buchy, Serqueux, Gisors puis Argenteuil en région parisienne.
Les études sont en cours et les premiers travaux seront engagés en 2010. « Mais déjà, rappelle François Hamet, secrétaire général aux affaires régionales (Sgar), la portion Montérolier-Buchy vient d'être électrifiée pour un coût de 53 M€. L'Etat va prendre sa part également pour la portion Gisors-Serqueux, avec une régénération des deux voies, des travaux pour permettre d'accueillir des convois plus longs, une remise à niveau des passages à niveaux ». L'opération se monte à 80 M€. La Région pourrait abonder dans le cadre de la révision du contrat de projet, Alain Le Vern étant partie prenante du développement ferroviaire, aussi bien pour les passagers que pour le fret.

Du même coup, avec cet itinéraire bis, la ligne historique Paris-Rouen-Le
Havre se trouverait quelque peu soulagée alors qu'elle fait l'objet de nombreux travaux d'infrastructures. « C'est au port de Rouen d'en profiter, relaie Philippe Deiss, directeur du port. Le fret en pré et post-acheminement, c'est entre 3 millions et 3,5 millions de tonnes sur 23 que réalise le port ; l'ambition est de pouvoir doubler à terme ce chiffre, alors qu'on a 60 % du trafic qui passe par la route. Il nous faut donc des infrastructures et du service ; nous travaillons avec un opérateur ferroviaire de proximité qui va être l'exploitant de ce réseau, va s'occuper du wagon isolé que l'opérateur historique SNCF ne veut plus aller chercher. »

Mais l'idée aussi, à terme, c'est que le blé de la Beauce arrive plus facilement, plus rapidement à
Rouen, « par le train et non plus par la RN 154 (Evreux, Dreux, Chartres, Orléans), la fameuse route du blé », ajoute Philippe Deiss. A l'horizon 2020-2030, nous visons donc un axe ferroviaire vers la Beauce ».

Président de Réseau ferré de France, Hubert du Mesnil salue le travail de concert des deux ports. « Chacun de nos établissements va ainsi contribuer aux objectifs du Grenelle de l'environnement, en augmentant notamment la part modale des trafics autres que routiers et aériens de 14 à 25 % d'ici 2022 ». Tout en reconnaissant une certaine défaillance de RFF depuis plusieurs années dans la desserte du territoire, le président prend la mesure de l'enjeu pour la Haute-Normandie : « L'idée, c'est bien de permettre la meilleure circulation des trains, dans les meilleures conditions, pour assurer le développement des deux grands ports ».

Marc Braun
                                                       www.paris-normandie.fr
Haut de page

 

Article paru le : 29 octobre 2009   PARIS NORMANDIE


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Vendredi 23 octobre 2009 5 23 /10 /Oct /2009 19:57

Lors de la réunion sur le trafic et l'accidentologie de ce jeudi, Monsieur le Directeur de l'Equipement a parlé des choix que ses services auraient fait pour l'aménagement du tronçon entre Marville et Vernouillet.
Les crédits n'étant pas extensibles, la DRE privilégierait l'aménagement du rond point de Vernouillet afin de fluidifier le trafic et cela au détriment de la mise en 2x2 voies du  tronçon.
Les usagers de la RN 154 (60 % de locaux, 90 % entre 7h et 8h30) ne devraient que se féliciter de ce choix. Les habitants de Marville qui voient les voitures passer dans leur village pour éviter les bouchons également.

Encore un maillon du barreau EST de Dreux réalisé ?

Nous ne cessons de dire depuis le début que la meilleure solution est d'aménager l'existant en le rendant plus fluide.

Voici donc une décision qui nous réjouirait.


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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 23:02

Le trafic devrait augmenter jusqu'en 2035 de 2,5 % par an sur la RN 154 à péage !!!
Le directeur de l'équipement nous a expliqué la modélisation retenue.
Elle est basée sur une augmentation du PIB de 1,9 %, un baril de pétrole à 65 dollards et une parité Dollard-Euro.
Interdiction de rire.

Mais en réfléchissant, ces chiffres correspondent grosso-modo à ceux ayant eu cours entre 2000 et 2007.

Et pendant cette période faste, l'augmentation a été de ?????????????????????????? 0,7 % par an. (15500 v/j en 2000; 16400 v/j en 2007 sur le tronçon Chartres Dreux) sur une 4 voies gratuite.
 
Cessez de rire.


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Jeudi 22 octobre 2009 4 22 /10 /Oct /2009 00:00

« Le syndrome du Titanic »

J'ai eu l'avantage, sur invitation de son auteur, d'assister à l'une des toutes premières projections du film "le Syndrome du Titanic" de mon ami Nicolas Hulot, assisté de Jean-Albert Lièvre pour la réalisation. Avec un titre pareil, nous ne sommes plus dans le registre auquel Nicolas nous a habitué : à savoir donner à connaître, à comprendre et à admirer les splendeurs de la planète qui nous héberge ainsi que les singularités des peuples, leur culture et traditions, etc. Cette fois, l'option est résolument anthropologique, mais dans ce qu'elle a de tragique.

Mon impression, "à chaud" comme on dit, n'a d'autre prétention que d'être ce qu'elle est, celle d'un écologiste et humaniste, profondément convaincu de l'extrême urgence de donner une réponse à la problématique qui détermine irrévocablement la suite de l'histoire du genre humain. J'ai d'emblée été touché par le ton sensible, authentique, qui accompagnera, jusqu'au bout du film, des images implacables.

Le véritable Nicolas Hulot, celui que la médiatisation voile plus qu'elle ne le révèle, celui dont la conscience, en dépit de toutes les interprétations et les considérations, s'est véritablement dévouée à la cause de la vie, celui qui m'est devenu cher, est bien présent.

Le film permet, une fois de plus, de comprendre cette sorte de traquenard, imputable à elle-même, dans lequel notre espèce s'enlise et se débat. La notion d'espèce ou de "phénomène humain" prend en l'occurrence un relief pathétique qui le circonscrit étrangement au sein d'un vaste réel qui semble tranquille et comme indifférent à notre sort. Il nous réduit à une sorte d'épiphénomène sans importance.

La souffrance provoquée par nos comportements semble, à côté des attributs positifs, être une composante majeure dans un destin collectif singulier. Faute d'explication rationnelle pour élucider cet état des choses, la raison est acculée à admettre la fatalité, voire la malédiction, comme principe irrévocable. Et si nous n'y prenions garde, nous validerions le vieille croyance selon laquelle l'humanité serait sous l'emprise de puissantes entités maléfiques contre lesquelles elle est totalement impuissante sans l'intervention divine. Comme le mystère reste entier, la question reste également ouverte et chacun peut ainsi se donner la réponse qui lui convient. Il reste aussi qu'un nombre en croissance continue d'êtres humains n'adviennent au monde que pour y subir tous les supplices leur vie durant jusqu'à ce que la mort compatissante les soustraie à l'enfer terrestre. Des enfants naissent non pour vivre mais pour entrer en agonie, faute des biens vitaux pourtant surabondants mais qui leur sont confisqués. Comment admettre tous ces arbitraires qui blessent la raison et le cœur ?

L'hypothèse de la fatalité, comme celle des entités maléfiques, est commode et les rassasiés proclament même que nous vivons une époque passionnante... Tout cela à l'avantage de nous permettre toutes les digressions et dédouane la gouvernance du monde de sa responsabilité à l'égard des êtres humains qu'elle est sensée protéger du malheur engendré par l'homme contre l'humain. Évidemment, il manque à l'intendance du monde des politiciens aux âmes fortes profondément imbues de leur magistère, et non de leur personne et de leur pouvoir infantile...

Plus que toute autre époque, la nôtre requiert des visionnaires et des responsables matures en ces temps de séismes géopolitiques sans précédent où la violence multiforme, des champs de bataille à la loi du marché, conduit à l'évidence, si rien n'est fait, au naufrage généralisé. Expliquer les mécanismes du désastre est facile : les bibliothèques regorgent de doctes analyses et considérations, les thèses et antithèses prolifèrent, les médias ne sont pas en reste et cette pléthore de constats, plus que nous donner la force et la détermination nécessaire pour agir, met en évidence notre impuissance à agir. Probablement paralysés par l'ensorcellement qu'exercent sur nous nos prouesses technologiques non contrôlées, notre capacité à servir la mort par nos puissances de feu, nous négligeons le bien suprême que représente la vie. Pire encore nous génocidons par anticipation les générations déjà présentent parmi nous et qui dans la morosité du monde nous font offrande de leur confiance en nous et dans la vie.

Expliquer les causes de toutes ces défaillances est difficile car elles sont à débusquer au cœur même de l'être humain. Un être humain qui a fait allégeance à la puissance du lucre, lui donnant les pleins pouvoirs sur la nature et le destin du genre humain. Cette allégeance au lucre détruit la planète, opprime et sacrifie les humains.

Entre réquisitoire et plaidoyer, le film, sans manichéisme, expose des faits cruels que nous sommes invités à regarder au-delà des sempiternels "états des lieux de la planète qui va mal" et qui par excès, banalisent la problématique. Notre dignité, si nous sommes vraiment vivants, est en cause et nous invite, sans culpabilité, à l'indignation constructive et non à l'apitoiement outrageant pour ceux, de plus en plus nombreux, que ni la fatalité, ni le diable, mais l'égoïsme, la méchanceté et l'indifférence, ont mis du mauvais côté la barrière. Et ce ne sont pas des grandes proclamations morales ou des réunions compassionnelles internationales qu'il faut attendre la résolution des problématiques les plus décisives pour l'avenir, mais de l'avènement d'un humanisme qui abolirait un humanitaire compensatoire. C'est sur cette logique du pompier-pyromane normalisée que repose le vivre ensemble.

La planète Terre, vaisseau cosmique et oasis dans un désert sidéral hors de toute mesure, issue du miracle des conjonctions les plus improbables, est en feu. Elle est le théâtre d'incessantes mutineries et cingle vers le néant. Elle est menacée de naufrage, mais reste insubmersible par la force prodigieuse de ce qui l'a fait advenir. Seuls les passagers risquent de périr de leurs propres transgressions.

Cependant, il est encore, pour peu de temps, possible d'éviter la banquise faite de notre ignorance. Dans cette tourmente il serait injuste d'oublier le nombre toujours croissant de consciences qui œuvrent avec détermination, conviction et ferveur pour éviter le naufrage.

Je fais partie de ces naïfs qui s'obstinent à croire que la puissance infinie de l'amour est la plus apte à changer le monde. "Le Syndrome du Titanic", au-delà de la tragédie qu'il évoque, nous invite également à prendre conscience de cette évidence.


Pierre Rabhi, mardi 22 septembre 2009

 


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Mercredi 21 octobre 2009 3 21 /10 /Oct /2009 18:36

Le blog de monsieur Gigon, maire de Champhol et Conseiller Général regorge d'informations sur le dossier de la RN154.
Il a reçu une lettre très pertinente d'un ancien directeur de l'équipement .
A consulter à : http://www.christian-gigon.fr/?p=2566

Nous ne saurions vous conseiller de taper en mot recherché "154". Bonne lecture


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