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Les experts du Grenelle veulent ponctionner les usagers de la route 
Image1.jpg  Le groupe sur le changement climatique a rendu hier soir son rapport. Outre la taxe sur les poids lourds, il propose un mécanisme de bonus-malus annuel et la réduction de la vitesse pour les automobilistes.
Dernier groupe de travail du Grenelle de l'environnement à remettre son rapport hier, le groupe climat a proposé plus de 20 mesures concernant les transports. Avec deux ambitions : favoriser le transfert de la route vers des modes alternatifs et trouver des sources de financement pour développer de nouveaux programmes d'infrastructures (ferroviaire, transports collectifs).
Grands perdants de ces discussions, les transporteurs routiers et les conducteurs de voitures de tourisme vont à la fois devoir changer leur comportement et payer davantage. Les poids lourds devraient ainsi être soumis à une écoredevance kilométrique, rendue possible par la directive européenne eurovignette. Taxe sur l'usage des infrastructures, elle serait prélevée sur les autoroutes non concédées et les routes nationales. Modulée en fonction des caractéristiques techniques des véhicules, elle pourrait tourner autour de 12 centimes par kilomètre parcouru, l'objectif étant de collecter par ce biais environ 1 milliard d'euros par an. Le rapport du groupe numéro un reconnaît que cette mesure doit être « compensée », notamment par une réduction de la taxe à l'essieu, en raison des faibles marges des transporteurs.
Une écopastille
Les automobilistes devraient eux aussi payer leur écot, via une augmentation de la taxe intérieure sur les produits pétroliers (TIIPP) qui serait identifiée sous l'appellation « contribution climat énergie ». Il est aussi question de mettre en place un mécanisme dit de « bonus-malus », consistant en une sorte de vignette, baptisée écopastille, qui pénalisera chaque année les véhicules neufs les plus polluants, et favorisera les moins polluants via une prime ou un crédit d'impôt. Enfin, ils devront réduire leur vitesse de 10 km/h sur l'ensemble du réseau, hors agglomération. Ils seront ainsi limités à 120 km/h sur autoroute, 100 km/h sur voie express, et 80 km/h sur les routes nationales et départementales. Avec cette dernière mesure, la France aurait les mêmes limitations de vitesse que tous les pays d'Europe hormis l'Allemagne et l'Autriche.
Le rapport propose que l'ensemble des taxes ainsi collectées soit affecté au développement des modes de transport alternatifs à la route, via l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (Afitf) ou au développement des transports en commun, via les collectivités territoriales. Ces dernières pourraient aussi bénéficier de ressources supplémentaires grâce à modulation des amendes de stationnement, et à la légalisation des péages urbains.
Des voies réservées au fret
Le mode ferroviaire est de son côté le grand gagnant de ces discussions. Outre la régénération du réseau de lignes, et la poursuite des grands projets d'infrastructure déjà engagés, les membres du Grenelle souhaitent que des voies soient réservées au fret, que de nouvelles infrastructures de contournement des agglomérations soient réalisées, et que le train soit favorisé par rapport à l'avion lorsqu'ils desservent les mêmes villes, si besoin grâce à une taxe sur le kérosène.
La synthèse de ce rapport ainsi que des autres (biodiversité, OGM, gouvernance, santé-environnement) sera présentée demain par Jean-Louis Borloo, ministre de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durable. Le 3 octobre, un débat aura lieu au Parlement, suivi par une quinzaine de réunions en régions. Au préalable, l'Etat définira la manière dont ces propositions pourront être transformées en une quinzaine de programmes d'action. C'est le menu d'une réunion prévue la semaine prochaine avec les représentants des cinq collèges (ONG, collectivités locales, représentants de l'Etat, patronat, et syndicats).
JULIE CHAUVEAU ET LUCILE CHEVALLARD
                               
                               http://www.lesechos.fr/info/energie/4627583.htm
 

Il nous avait pourtant semblé lors de notre entrevue à la préfecture que nous étions pris pour de "gentils plaisantins" qui proposaient une solution ridicule et  fort coûteuse : le renforcement du ferroutage...
Espérons que les temps changeront effectivement et que nos propositions seront étudiées et adoptées.
Tag(s) : #revue de presse

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