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Garnay / Environnement

 

150 marcheurs ont arpenté la Côte-Blanche

Baskets  ou  chaus­sures de randonnée aux pieds, 150 per­sonnes ont répon­du,  samedi après-midi, à l'appel de l’Association vernolitaine pour un environnement nouveau qui invitait amis de la nature et riverains du secteur de Gamay à la découverte du site de la Côte-Blanche. Entre Gamay et Tréon, en surplomb de la route du Mans, en face du hameau de Fortisle, du silo à blé et de la vallée de la Biaise, ce coteau qui sera peut-être traversé par l'autoroute à péage, A 154 se dresse en une molle colline boisée. Comme tant d'autres coteaux ? « Celui-là est ex­ceptionnel pour la flore et la

faune qu'il abrite. Au niveau euro­péen, il a été classé en zone pro­tégée Natura 2000, comïne 10 % du territoire français », a expliqué Patrick Mulet, naturaliste expéri­menté et militant à l'association Eure-et-Loir Nature.

« UN VRAI SACCAGE »

Se faisant guide d'un jour. Pa­trick Mulet a invité femmes, hommes et enfants à gravir la Côte-Blanche. Un petit chemin qui serpente et déjà, à mi-colline, l'herbe se fait plus sèche et plus rase. Sur ce sol qui ne semble avoir que la peau sur les os pous­sent des orchidées, du buis et des érables. « C’est ce que l'on appelle une pelouse calcaire ou un coteau calcicole. Nous sommes dans la moitié nord de la France et, ici, nous trouvons une végétation mé­diterranéenne. » Encore quelques pas et au sommet du coteau, l'ho­rizon s'élargit. Nous voici rendus dans une petite forêt. Randonneur averti, un homme qui arpente ces lieux été comme hiver assure : « On y croise des salamandres, des vipères, des crapauds et des biches. »

Alain Badets, le nouveau maire (non inscrit) de Gamay, était aussi de la balade. Sur le projet d'auto­route, il n'a pas de position tran­chée. « Pour l'instant, nous n'avons aucune version officielle. Nous ne savons pas où ça en est, si elle passera par là ou non », avance-t-il, prudent. Une chose semble cer­taine à ses yeux : « Si elle devait passer dans le coteau ou à proxi­mité, cela me ferait mal. »

                                                                                                                                                                             PASCAL BOURSIER

 

« Dégâts écologiques »

Pas de pancartes, pas de slo­gans. La visite du coteau calci­cole de Garnay s'est faite sans mots d'ordre revendicatifs, samedi après-midi, comme l'avait souhaité la militante écologiste Germaine Fraudin, présidente de l'Association vernolitaine pour un environ­nement nouveau. Associée à cette promenade, l'Association pour la sauvegarde de l'envi­ronnement et du cadre de vie de Garnay a rappelé la menace qui pèse sur ce site naturel par le projet d'autoroute. « Tout nous laisse penser que cela va-aller très vite », estime Ber­trand Thierry, le président de l'association garnetaise. Outre « les dégâts écologiques » qu'un tracé autoroutier produirait sur son passage, Bertrand Thierry a pointé du doigt « l'exception en France » que constituerait la « privati­sation de la RN 154 ». « Il faut que les gens soient bien conscients qu'ils devront payer une seconde fois, parle péage, la route entre Dreux et Chartres qu'ils ont déjà payée avec leurs impôts.

                                                                                                                                        "l'Echo Républicain"   28 avril 2008

Tag(s) : #revue de presse

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