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La République du centre 20 décembre 2006

 

Le maire de Garnay opposé au tracé qui « meurtrirait le village »

 

 

Avant même qu'une décision ne soit prise, l'hypothèse d'un contournement autoroutier par l'ouest de Dreux fait déjà grincer des dents. Le premier à monter au créneau est Alain Beaufour, maire de Garnay. Il est à vrai dire en première ligne, puisque quel que soit le tracé, « nous sommes les premiers concernés, aucun moyen d'y échapper. » Le tronçon commun depuis Marville coupe immanquablement Garnay en deux, avec deux points critiques : le premier à Chambléan, « qui sont les premiers concernés dans la commune. Et vraiment, je les plains. » Le tracé de l'autoroute passerait à une centaine de mètres des premières habitations, avant de poursuivre son chemin jusqu'au domaine de Marmousse, situé au beau milieu de l'emprise. « Je ne sais pas s'ils ont prévu un pont ou un tunnel, mais il va falloir enjamber la D 928, la ligne de chemin de fer. Je suis contre ce projet, » explique Alain Beaufour. Le maire de Garnay espérait, il n'y a pas si longtemps encore, que le contournement Est de Dreux sauverait ses administrés. « J'ai eu la faiblesse de croire que le contournement Est se substituerait au barreau Ouest, c'est la solution qui me paraissait la plus avantageuse. »

 

 

« Si j'avais le bras long »

 

 

Ensuite, d'autres riverains risquent fort de pâtir des différentes variantes imaginées. L'une d'elle passe à l'est d'Allainville, traverse la RN 12 et contourne Vert-en-Drouais par l'est. Une autre variante frôle Vert-en-Drouais par l'ouest et rejoint la RN 154 par le nord de Saint-Rémy-sur-Avre. Une dernière possibilité longe Boissy-en-Drouais par l'est et contourne Saint-Rémy-sur-Avre et Saint-Lubin-des-Joncherets par le sud, avant de se connecter sur la RN 154. Autant de parcours qui trouveront des détracteurs sur leur chemin ; « Ça meurtrit le village et en fin de compte, tout le monde va en souffrir, » ajoute Alain Beaufour. « Si j'avais le bras un peu plus long, je trouverais le moyen d'envoyer ce truc-là plus loin, mais je crois qu'on ne peut rien faire, je ne suis pas ministre », lâche-t-il un brin résigné. « Je ne suis pas fataliste, mais je sais bien que cela va se faire quelque part. Je suis clairement contre, parce que ce sont les gens de Garnay qui vont être blessés. Ça me contrarie, mais je sais bien que cela se fera. Mais j'espère que ce sera le plus tard possible ».

 

 

 


 

 

Tag(s) : #revue de presse

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