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Cette autoroute qui plane sur l'avenir du val de Blaise

 

 

La réalisation est encore lointaine -on parle de 2015 ou 2016- mais les études se précisent. Les maires des communes situées sur le parcours du grand contournement ouest de la RN 154 disposent de documents cartographiés sur lesquels apparaissent trois variantes.

 

Ces plans viennent préciser le schéma présenté, le 20 novembre, lors du conseil communautaire de la CAdD. Ils plantent le décor d'un aménagement majeur qui, pour être encore hypothétique, alimente d'ores et déjà la controverse. Apparue dans le cadre de la présentation du fameux SCOT, le Schéma de Cohérence Territoriale, la discussion n'a guère pris au sein d'un conseil communautaire habitué aux débats feutrés.

 

Au sein de la Communauté d'agglomération, la règle du jeu consistant à débattre en commission pour avaliser en séance plénière est généralement respectée. Dans le cas du fameux grand contournement ouest, seul Alain Beaufour, s'est permis de laisser entendre que l'affaire ne le ravissait pas. L'intervenant s'exprimait davantage en qualité de maire de Garnay qu'en tant que vice-président de la communauté d'agglomération. On peut aisément comprendre ses états d'âme. En disant ses craintes qu'un tracé ouest « n'enrhume beaucoup de monde à Garnay », Alain Beaufour, a donné dans la litote.

 

Garnay, point sensible

 

Il suffit de se pencher sur les tracés proposés pour mesurer que Garnay est le point d'extrême sensibilité de ce projet routier. En ce lieu où la voie rapide franchirait le val de Blaise, pour passer de la cote 135 en plateau, à la cote 90, en vallée, le fuseau vient pénétrer dans le parc du château de Marmousse.

 

Au delà, le fuseau regarde vers la grande station Total de la RN 12, à Louvilliers-en-Drouais, en traversant le territoire des communes d'Allainville et de Boissy-en-Drouais (pour certaines variantes). « Il est question de ce tracé depuis trente ans » veut relativiser Suzanne Pinard, maire d'Allainville. L'élue entend faire preuve de pragmatisme. Elle souhaite suivre les évolutions du dossier en concertation avec son conseiller général, l'UMP Jacques Lemare, lequel partage les réserves du président Albéric de Montgolfier au sujet d'un usage jugé excessif du péage. Autre conseiller général, Daniel Frard rappelle à l'État ses engagements (lire ci-dessous). Le débat ne fait que commencer.

Malik Laïdi.

Les priorités de Daniel Frard

 

Si l'État confirme son option pour une concession au privé, la réalisation du grand contournement ouest de Dreux-Vernouillet s'en trouvera accélérée. Garnay apparaît comme le point sensible des tracés.

 

Conseiller général de Dreux-Sud, le socialiste Daniel Frard ne rejette pas catégoriquement l'option privée, mais il tient avant tout à ce que l'État tienne ses engagements. « La priorité des priorités, c'est l'aménagement du secteur Marville-Vernouillet avec l'accès à la zone porte Sud. Ensuite, il y a le barreau Est. Sur le péage, le questionnement formulé par le président du conseil général est pertinent. Dans le prolongement de la loi de 2004 qui confie aux départements les routes d'intérêt local, il serait contradictoire que l'État n'assume pas ses responsabilités pour les axes structurants. Ce serait presque de l'escroquerie intellectuelle. Cela posé, nous savons tous que l'État manque de fonds ». In fine, Daniel Frard n'imagine pas que l'on puisse installer un péage entre Dreux et Chartres « là où des aménagements ont été réalisés avec des fonds publics ». S'agissant du contournement ouest, Daniel Frard convient que le secteur difficile se situe du côté de Garnay.

 

 

M. L.

 

Tag(s) : #revue de presse

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