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À Garnay, les opposants à l’autoroute se préparent à agir très activement

 «J’aimerais bien qu’on m’explique pourquoi il semble impératif de réaliser une autoroute alors qu’un autre projet existe déjà, celui du barreau Est ? » À l’image de ce Garnetais, les questions qui taraudent les habitants de la commune sont souvent pertinentes, comme l’a montrée la réunion de vendredi dernier, à la salle des fêtes de Garnay. Une assemblée générale non statutaire qui avait un double but, informatif et combatif.
Dans la salle, une bonne centaine de personnes avaient pris place, dénotant le fort intérêt et la non moindre inquiétude de la population concernant ce projet autoroutier, qui, quel que soit son tracé définitif, passe quoi qu’il advienne par la commune. Un dessein étatique qui mobilise nombre d’habitants de toute la région Drouaise, de Boullay-Thierry à Nonancourt. D’ailleurs, vendredi, des représentants de plusieurs communes étaient présents.

 À Garnay, les résidants ont réactivé l’ASCVG (Association de sauvegarde du cadre de vie et de l’environnement de Garnay), structure mise en sommeil depuis son combat victorieux contre un projet d’implantation d’une ballastière. Les dirigeants de cette époque ont-ils eu une prescience? Toujours est-il qu’ils n’ont jamais dissous l’association, au cas où...

 Une ambiance de veillée d’armes

Procédure, débat public, rôle et éventuel pouvoir des élus, des associations, solutions alternatives et modes d’action ont été évoqués par les participants, à la fois inquiets et résolument combatifs pour la plupart. Car le projet d’autoroute est tout sauf virtuel, de cela ils sont nombreux à en avoir maintenant conscience.
 Les opposants s’organisent tout au long du parcours, et, vendredi, il régnait comme une ambiance de veillée d’armes.
Aussi la mobilisation est-elle de plus en plus forte, «c’est dès maintenant qu’il faut agir, sinon après il sera trop tard»  selon les dirigeants qui ont repris le flambeau de l’ASCVG.

Pour tout le monde, une autre solution est possible, et elle est même dans les cartons depuis belle lurette. Il suffit de réaliser le barreau Est à deux fois deux voies, qui permettrait la jonction entre les nationales 12 et 154, avec des échangeurs qui permettraient de se diriger soit vers Paris, soit vers Rouen.«On voit bien que des lotissements se construisent en bordure de l’emprise réservée pour ce barreau Est. De plus, il faut beaucoup de granulats pour construire une autoroute, et le projet de carrière de Saulnières menace toujours. Tout cela n’est-il pas cohérent?», s’interrogeaient plusieurs participants.

 
Fabrice Hodecent.

article paru lundi 30 avril 2007  dans La République

du Centre

Tag(s) : #revue de presse

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