Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

15-mars-2013.jpg

 

Villages Infos L'Hebdo 15 mars 2013

Dreux

Les opposants à l’autoroute multiplient leurs actions

Samedi matin, une centaine d’opposants au projet de l’A 154 s’étaient réunis devant la sous-préfecture de Dreux pour remettre en main propre à Abdel-Kader Gerza, sous-préfet de Dreux, les signatures recueillies depuis le 14 janvier.

Les pétitions ont été remises par les habitants des villages  concernés : Garnay, Escorpain, Allainville, Louvilliers-en-Drouais, Marville-Moutier-Brûlé, la Vallée d’Avre,  mais aussi Dreux et Vernouillet, résultat  d’une opération d’information menée porte à porte par les  bénévoles.

Des représentants des associations  contre l’autoroute de la région chartraine avaient fait le déplacement pour venir soutenir l’action initiée par l’ASCVEG (association  de sauvegarde du cadre de vie  et de l’environnement de Garnay), présidée par Françoise Guignard.

« Les gens découvrent au fur et à mesure les impacts du projet sur leur  cadre de vie. Ils avouent manquer d’informations. Nous avons trouvé un élan insoupçonné  contre la menace de ce projet. La mobilisation s’amplifie de jour en jour »,  constatait Françoise Guignard.

Venu à la rencontre des opposants, le sous-préfet a assuré qu’il transmettrait  les pétitions aux autorités départementales et régionales. 1.700 signatures étaient répertoriées, mais plus de trois cents  supplémentaires sont venues s’ajouter  juste avant le rendez-vous avec le sous-préfet.

Les manifestants se sont ensuite rendu dans la Grande-Rue pour poster des lettres à destination du préfet d’Eure-et-Loir,  du président du conseil général, du procureur de la République et du président des maires d’Eure-et-Loir, écrite conjointement par les associations ACTS, AGIR, UNIS, ASCVEG, AVERN, et VIVAVRE, demandant une  étude  sur la sécurité routière  des axes secondaires en cas de concession autoroutière.

« Maintenant, tout le Drouais réagit. Rien n’est encore définitif. Le projet autoroutier  peut encore être  rejeté au profit  de l’utilisation de l’existant avec  des propositions  pour les points critiques  comme le contournement de Saint-Rémy. La mobilisation se poursuit », expliquent les  opposants.

A.D.-P.

La sécurité routière en question

« Nous tenons à contredire  l’hypothèse selon laquelle la RN 154  serait un axe accidentogène.  Depuis 1998, nous observons une courbe décroissante : de 60, on est passé à 10 accidents par an. C’est encore plus vrai à l’échelle nationale où l’on observe 40%  de baisse, 80% sur la RN 154. Nous aimerions  avoir la vérité sur la sécurité  routière  sur le réseau secondaire si la concession est acceptée. Des milliers de véhicules  vont se tourner vers les voies de substitution. Si c’est le cas, l’accidentologie va s’accentuer, car ce sont des voies réservées aux engins agricoles et aux deux roues. Le projet autoroutier devient un facteur  d’insécurité croissante par ses conséquences », explique Jean Roume, vice-président  de l’ASCVEG.

Tag(s) : #revue de presse

Partager cet article

Repost 0