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La salle était comble et l'ambiance assez chaude semble-t-il !!!
On a tenté de compter les pro-autoroute. On n'arrive toujours pas à trouver des citoyens favorables à ce projet qui devient pharaonique en ces temps de crise.
Monsieur le Sous Préfet avait trouvé les représentants des associations assez vindicatifs, la population drouaise a fait part de son opposition avec une verve plus que certaine.

La première réunion publique à Dreux sur le projet d’autoroute a fait salle comble

 

Contournement de Dreux.

 

Contournement de Dreux.

C’est à Dreux que s’est ouverte, mardi soir, la première réunion de concertation sur les options de passage de l’autoroute A 154.

Ce sont et ce ne sont, pour l'instant, que « des options de passage » de la future autoroute A154 mais déjà, dans le nord comme dans le sud du département, les boucliers se lèvent…

Peut-être un viaduc de 650 mètres en pleine vallée d'Eure

Mardi soir, ceux du "Nord", en particulier des riverains de la Vallée d'Eure et de la vallée de la Blaise, sont venus en nombre écouter les explications des services de l'État sur ces très attendues "options de passage" qui pourraient impacter leur mode de vie et leur tranquillité, lorsque, précisément l'une de ces options appelée "axe préférentiel" sera retenue par le préfet de Région, à la mi-novembre, avant d'être "affinée" dans le courant de l'année 2013 puis soumise, en 2014, à l'enquête d'utilité publique.

Dès à présent, on peut parier que la contestation du projet retenu sera vive, au vu des premières réactions entendues, mardi, dans la salle… Si certaines hypothèses de passage retenues ne sont guère une surprise pour les élus et les associations qui, depuis plusieurs années, contestent le bien-fondé du projet de concession autoroutière (notamment le passage au sud par Garnay, Garancières-en-Drouais, Louvilliers-en-Drouais) c'est en revanche une sacrée douche froide pour les habitants de la vallée d'Eure !

Car le projet, tel qu'il est soumis par la direction régionale de l'environnement, de l'aménagement et du logement, ne se limite pas au passage d'un ruban autoroutier entre Marville-Moutiers-Brûlé et la Madeleine-de-Nonancourt. Ce projet émet également plusieurs hypothèses de passage par Dreux et l'Est de Dreux afin de permettre un raccordement de la future A-154 à la route nationale 12 (Paris-Alençon). L'une de ces hypothèses prévoit ainsi une mise aux normes autoroutières de la rocade Est de Dreux ! Une autre qui semble retenir davantage l'attention des services de l'État projette un franchissement de la vallée d'Eure dans le secteur de Mézières-en-Drouais par un viaduc de six cent cinquante mètres de longueur ! La même autoroute après s'être greffée à la RN 12 pourrait, soit reprendre le tracé actuel de la route nationale 12 dans sa traversée drouaise, ou bien filer vers le nord et, de nouveau, franchir la vallée d'Eure à proximité de Montreuil ! Tollé des riverains et des élus : « Je vis en vallée d'Eure. Quand on veut changer une tuile sur notre toit, on nous embête parce que le site est classé. Et là, on veut faire passer un viaduc qui va défigurer le paysage ! », s'est exclamé un homme.

Les questions, et la contestation sous-jacente, se lisent également dans le propos d'Alain Fillon (PS), conseiller général du canton de Dreux-Est et maire de Luray, lorsqu'il évoque la disparition de terres de cultures sur le tracé sud qui traverse le plateau agricole entre Garancières-en-Drouais et Nonancourt. Le député (UMP) Olivier Marleix s'interroge, lui, sur une option de passage qui frôle singulièrement les villages d'Allainville, de Boissy-en-Drouais et de Louvilliers-en-Drouais. Tandis qu'Alain Badets, maire (UMP) de Garnay fait remarquer que dans tous les cas de figures, l'autoroute passe à proximité de sa commune en traversant, là aussi une vallée, et un espace classé Natura 2.000.

Bandes de 300 mètres

« Les hypothèses de tracés sont représentées par des bandes de 300 mètres à plusieurs kilomètres », a précisé Nicolas Fourray, directeur régional de l'environnement, de l'aménagement et du logement. Lorsque l'option sera choisie par l'administration, la bande de largeur représentée sur les plans ne sera plus alors que de trois cents mètres, avant de se réduire à soixante-dix mètres, la largeur d'une autoroute !

L'utilité et le coût de l'équipement (de 800 millions à un milliard d'euros), la subvention d'équilibre que le contribuable pourrait apporter au concessionnaire privé sont encore autant de questions qui trottent dans la tête des opposants. La question du choix de l'autoroute ayant été tranchée par le précédent gouvernement, les opposants espèrent désormais un geste du nouveau pouvoir.

 

Pascal Boursier

 

Article de l'Echo Républicain

Tag(s) : #revue de presse

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