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Doublement de la RN 154 :

 

la solution autoroutière désormais admise

 

Le dossier du doublement de la RN 154 «a franchi une étape décisive », hier à Chartres, ont annoncé le préfet de région, Jean-Michel Bérard, et le préfet d'Eure-et-Loir, Patrick Subrémon. Le doublement de la RN 154 entre Dreux et Allaines sera mené à son terme par voie de concession autoroutière, de même que l'exploitation future de l'ensemble de ce tronçon.

 

Ces modalités ont été retenues, du moins dans le principe, hier après-midi au cours d'une assemblée de circonstance, à Chartres, à laquelle assistaient de nombreux élus ainsi que les présidents des trois chambres consulaires, chambre économique, de métiers et d'agriculture. Les participants ont admis « à la quasi unanimité », selon le préfet, Patrick Subrémon, la solution pressentie d'un recourt aux concessionnaires privés.

 

Les décideurs se sont accordés sur le tracé proposé qui, sans surprise, se raccroche aux voies existantes, sans faire appel donc à la création ex-nihilo d'une nouvelle chaussée comme cela avait parfois été avancé. Le tracé se calque sur les sections déjà doublées en format express, ainsi que sur celles qui le seront au titre des financements publics déjà acquis (plan État-région 2000-2006), déviations d'Ymonville et d'Allonnes, doublement entre Prunay et Allonnes et au Boulay-Mivoie.

 

« Rocade autoroutière »

 

Selon le scénario, les investissements lourds portés par délégation au privé consisteraient à dévier Dreux par l'ouest pour aller chercher l'évitement, ouest là encore, de Nonancourt. L'autoroute se substitue en outre au vieux projet de rocade Est de Chartres et opère deux raccordements de part d'autres de la déviation d'Ymonville.

 

Les élus doivent entériner par écrit leur adhésion au projet dont le principal mérite est, - sauf aléas -, la rapidité d'exécution. «Au terme des procédures, on peut estimer les travaux à quatre ans, soit une mise en service en 2013 ou 2 014 » avance Pierre-Denis Coux, sous-directeur des autoroutes et des ouvrages concédés au ministère des Transports. Le canal de l'État aurait, lui, selon ce même responsable mis plus de 20 ans à aboutir.

 

Le débat technique et financier, lui, n'est pas en revanche terminé. Reste notamment l'aspect sensible du péage de ces routes autrefois libres de droits. Le régime des tarifs n'est pas encore déterminé et il semble encore qu'on se laisse une certaine marge de décision. Les élus avaient d'ailleurs exprimé leur souci de ne pas pénaliser la population locale. «La gratuité coûterait 80millions d'euros aux finances publiques » précise Pierre-Denis-Coux. Car, même concédée, cette autoroute fera de toute façon appel en partie à la contribution publique. Mis à part les camions, les réfractaires de toute façon se voient garantir un itinéraire de substitution, des voies parallèles de type départementales...

 

Benoît Broust. La nationale 154 deviendra une autoroute.

 

Le principe a été entériné hier par élus et décideurs du département sous l'égide de l'État.

 

On annonce de courts délais de concrétisation.

 

Procédure Prochaine étape, annonçée comme rapide, la saisine de la commission nationale du débat public portant « l'hypothèse » de cette concession autoroutière. En parallèle, des études techniques doivent être conduites dès cette année et en 2008. Le dossier de déclaraton d'utilité publique est envisagé à l'horizon 2009.

 

Tag(s) : #revue de presse

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