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Une fois de plus, comme lorsque la Chambre de Commerce et d'Industrie s'exprime, le projet est présenté de manière tronquée. 
Quand les personnes favorables à l'autoroute oseront-elle dire qu'elles souhaitent que 50 km de 4 voies financées par les deniers publics soient offertes en cadeau au concessionnaire ???

Dreux Chartres va devenir payant. Dites le clairement.
Messieurs-dames les journalistes, demandez le leur !!!


Publié le 23 janvier 2009 - 00:54
 
Mercredi, à Chartres : Laurent Lhuillery, Karine Dorange et Franck Masselus (de gauche à droite) se veulent pragmatiques (Photo Sylvia Catarino).
François Bonneau s'est prononcé mardi pour une solution gratuite pour l'usager. Trois membres de l'UMP d'Eure-et-Loir estiment que l'État n'a pas les moyens de payer 700 millions d'euros pour réaliser une quatre voies.


Trois membres de l'UMP, Karine Dorange, déléguée de la première circonscription, Franck Masselus, trésorier départemental et Laurent Lhuillery, secrétaire adjoint départemental, ont réagi mercredi aux propos du président socialiste de la région tenus mardi à Chartres (La Rep' de mercredi). François Bonneau s'est prononcé pour une RN 154 à 2x2 voies gratuite et a annoncé qu'il « veillera à ce que le premier coup de pioche pour la ligne SNCF Chartres-Voves ait lieu en 2009 ».

Sur le dossier de la RN 154, Karine Dorange ne trouve qu'un point d'accord avec le président de la région : l'axe est accidentogène et la mise en service de l'A 19, dans le Loiret, risque d'aggraver la situation. « Mais quand le président Bonneau dit que la RN 154 doit être gratuite, j'espère que ce n'est pas uniquement électoraliste. On en a pour 700 à 800 millions d'euros. L'État n'a pas la capacité financière de mettre en place un axe gratuit pour les usagers. Tous les parlementaires d'Eure-et-Loir et la plupart des élus sont pour l'autoroute », affirme-t-elle.

Sur la question du rail, Karine Dorange est sceptique sur la date du premier coup de pioche pour la ligne Chartres-Voves. « Une nouvelle fois, alors que l'on approche d'une échéance électorale, la majorité régionale veut faire croire aux Euréliens qu'elle fait quelque chose pour eux », pense Karine Dorange, qui préfèrerait que la région s'engage « sur un projet concret : le pôle gare à Chartres. C'est un dossier structurant sur lequel la région ne s'est pas prononcée ».
Et pour mettre en parallèle la route et le rail, les trois membres de l'UMP soulignent que
« quand on prend le train, on paye. C'est peut-être désagréable de payer l'autoroute, mais pour le train, on se pose moins de questions ».

« On ne peut plus attendre »

« Pour la RN 154, on ne peut plus attendre, ajoute Franck Masselus.Quand l'État n'a pas les moyens, si ce n'est pas l'utilisateur qui paie, c'est le contribuable. Nous pensons qu'il est préférable de passer par
un délégataire prêt à prendre un risque financier. » On peut toutefois se demander quel est le risque pour la société d'autoroute quand on sait que pour une simple barrière de péage dans le projet de création d'un diffuseur à Illiers, Cofiroute demande au conseil général de payer 3 millions d'euros de fonctionnement durant cinq ans !
Devant l'état d'avancement pour le moins réduit des dossiers de la RN 154 et de la ligne Chartres-Orléans, Laurent Lhuillery se demande si l'Eure-et-Loir est considéré comme ayant sa place en région Centre : « On est passé à côté de tout. Il serait temps que ça change. » Des associations sont en cours de constitution pour défendre l'autoroute, le pôle gare, et la ligne Chartres-Orléans - un collectif de gauche existe déjà -, ont par ailleurs annoncé les trois élus UMP chartrains.

Stéphane Boutet
Tag(s) : #revue de presse

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